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 you don't have to be so sweet

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MessageSujet: you don't have to be so sweet   Sam 8 Aoû - 21:59


-{ erin maxtone }-
( we live through scars this time )
- nora arnezeder + ©m0zartinthejungle@tumblr


NOM PRENOM: son nom fait trembler bien des habitants à Mt. Juliet. Maxtone. la poussière, la chaleur du béton, le bruit des machines. c'est la nouveauté, c'est la modernité. un nom qui effraye, qui fait parler aussi. ce nom elle le porte fièrement Erin, enorgueillie par toute cette puissance et cet amour qui en découle. oui, Erin est fière d'être une Maxtone et se bat pour l'honneur de sa famille. son prénom, il signifie paisible. ce qui est loin d'être elle, pour le coup. Erin Heather Maxtone, un nom qui énerve ou qui fait rêver, qui ne laisse jamais indifférent cependant. un nom dont elle se félicite. pour rien au monde elle voudrait être quelqu'un d'autre. AGE: son âge est une des -trop- nombreuses raisons de ses soucis. sur sa peau, ce sont vingt-six années qui s'affichent sur sa peau, frais et rassurants. elle a beau essayé d'en profiter, elle désespère. elle est impatiente. la jeunesse lui donne une image d'enfant inexpérimentée, elle déteste ça. cette même jeunesse que son fiancé adore, elle la haït. parce qu'elle lui rappelle le temps qui passe, et le fait qu'un jour elle fanera, et qu'il s'en lassera. trop jeune et trop vieille Erin, elle se sent coincée entre son ambition et son coeur. DATE DE NAISSANCE/LIEU: le treize février, un jour pluvieux. c'est dans une clinique de Nashville que la petite est née, arrivant à l'âge de quelques jours seulement dans ce Mt. Juliet qu'elle n'a plus quitté depuis. parfois, elle se demande comment était ce jour. et si elle avait une machine à remonter le temps, voilà par où elle commencerait. voir son monde juste avant qu'il ne soit sien. ORIGINE(S)/NATIONALITÉ: Maxtone est américaine. elle est du Tennessee, de Mt. Juliet. toujours sa famille a été là, errant de villes en villes, jusqu'à ce qu'un jour son arrière grand père ne pose ses valises en ville et épouse une fille du coin. elle est américaine, elle le revendique. devant chez elle, le drapeau américain est suspendu. elle respecte les traditions américaines, va danser au bal du quatre juillet et vote aux élections. une femme engagée amoureuse de son pays. MÉTIER/ETUDES: directrice marketing de l'entreprise familiale, Maxtone Corp. un titre prestigieux. si la jeune femme est souvent critiquée, si l'on s'amuse à la dire pistonnée constamment, elle n'en est pas moins brillante dans son travail. travail qu'elle adore et compte bien garder longtemps. la confiance mise en elle par son père la porte et l'ambitieuse compte bien faire de l'entreprise l'une des plus prospères du pays, voir du monde. si quand son grand père l'a fondé, ce n'était qu'une petite boite active à Mt. Juliet et dans les environs, l'entreprise est devenue depuis bien plus grande et très réputée. ce pouvoir, elle l'adore. elle ne peut plus s'en passer. SITUATION FINANCIÈRE: son poste lui procure un salaire presque indécent. non vraiment, Erin n'a pas à se plaindre à ce sujet. et même si elle sait que l'argent ne fait pas le bonheur, elle ne va pas non plus se plaindre de sa situation. qui plus est, son fiancé gagne lui aussi très bien sa vie et il n'est pas rare que les deux amoureux décident du jour au lendemain de prendre des vacances en Europe ou en Asie. des pros du carpe diem qui se lancent, qui voyagent. qui le peuvent. la voiture, la villa, les bijoux et les vêtements. non, ils ne cachent pas leur argent, sans pour autant l'étaler partout. ils sont juste heureux d'avoir réussi dans la vie. SITUATION AMOUREUSE: son coeur est prit, mais son coeur saigne. Erin est amoureuse, elle est fiancée. elle aime un homme plus âgé, elle les a toujours préféré de toute façon. bien sur ça fait parler, bien sur ça juge. on lui dit que son complexe d'oedipe n'est pas réglé, qu'elle ne sait pas s'amuser. qu'elle va trop vite en besogne. elle s'en fiche elle, elle l'aime. elle l'aime et il l'a trompé. son coeur est brisé mais elle fait face, elle reste à ses cotés, persuadée que les choses iront mieux. elle le déteste et lui en veut terriblement mais n'arrive pas à s'imaginer loin de lui. ils se sont fiancés récemment, mais elle hésite. épouser un infidèle, ou le quitter et redevenir la jeune fille solitaire. faire parler d'elle, encore. elle ne veut pas de ça. elle veut juste effacer cette infidélité. ne plus être cocue. être épouse, heureuse. aimer Peter sans que personne n'y trouve rien à redire. SITUATION FAMILIALE: Erin adore sa famille, et encore le mot est faible. à dire vrai, pas un habitant de Mt. Juliet ne connait les Maxtone et tous ont un avis dessus : révolutionnaires, ou diaboliques. elle, elle les adores. tous la même vision de leur futur, tous désireux de laisser une marque. tous travaillent dans l'entreprise familiale avec fierté. ils partagent le même égo lorsqu'il s'agit de leur nom. si Erin s'entend parfaitement avec ses parents, sa relation avec ses frères est encore plus fusionnelle. l'aîné travaille avec elle, la protège depuis toujours. le benjamin fait parti du même groupe d'ami, passe son temps avec la jeune femme. un trio gagnant. longtemps leurs parents ont eu peur que les gamin se déchirent à cause de leurs ambitions. mais ils ont bien vite comprit qu'être associés plutôt que concurrent était la meilleure chose pour eux. non vraiment, elle aime sa famille. elle n'en changerait pour rien au monde. DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ETES-VOUS A MT JULIET: cette question la fait toujours sourire. la réponse, elle est simple. toujours. Erin a toujours vécu dans cette ville, en connait les moindre recoins et les moindre visages. elle aime Mt. Juliet, elle l'adore. et pour rien au monde elle la quitterait. ils en ont parlé une fois, avec Peter. mais si lui n'est pas des plus attachés à la petite ville, elle refuse de se voir ailleurs. parce que sa famille y vit, que son histoire y prospère, que ses rêves les plus fous y naissent. c'est sa ville, son paradis. GROUPE ANOTHER NAME GOES UP IN LIGHTS. audacieuse et impertinente, c'est Erin. fougueuse, têtue. elle vit sa vie à fond, elle n'hésite pas. elle ose.  QUALITÉS/DÉFAUTS: Erin est ambitieuse. c'est surement chez elle le trait de caractère le plus prononcé. c'est ce qui la qualifie aux yeux des autres, aussi. sa douceur, sa tendresse, son altruisme, tout passe après cette ambition qui fait pétiller ses yeux. une fille drôle et décomplexée qui ne vit qu'à travers cette image de garce prête à tout pour son entreprise. pour sa famille. c'est sa loyauté, sa fidélité qui lui donne cet air là. fougueuse et impliquée, têtue, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. parfois trop insistante, parfois un peu colérique. c'est cette passion qu'elle met dans son travail qui fait d'elle ce qu'elle est. une flamme qui brule sans fin, un ouragan qui renverse tout sur son passage. intolérante un peu, autoritaire surtout. mâture et bien dans sa peau, en phase avec elle même. consciente de sa grossièreté, de sa prétention, de ces airs sarcastiques qu'elle prend. consciente et fière de ce caractère qui la guide. bornée et obstinée, qui déteste la médiocrité. tout doit être impeccable avec elle, tableau de perfection qu'elle s'oblige à tenir même quand plus rien ne va.

That you’ll come in with the rain.
la jeune femme sait ce qu'elle veut faire de sa vie depuis toute petite. enfin, en partie. dès l'âge de sept ans elle savait qu'elle travaillerait un jour dans l'entreprise familiale, déjà désireuse d'en être à sa tête. c'est à l'adolescence qu'Erin s'est intéressé pour le marketing et la communication. milieu qu'elle a tout de suite adorée, fasciné par le pouvoir des mots sur les gens et sur la société en général. elle adore son travail et ne le quitterait pour rien au monde. c'est peu être pour ça qu'elle ne songe pas encore à fonder une famille. trop jeune peu être, trop ambitieuse surtout, et trop mordue. + Erin est sportive et adore se dépenser. jogging le weekend, salle de sport personnelle à coté de la chambre, et terrain de tennis derrière sa villa. le tennis est surement le sport dans lequel elle est la meilleure, même si elle s'amuse beaucoup dans d'autres activités tel que l'escalade (elle s'offre une semaine d'escalade par an dans des endroits magnifiques tel que la cordillère des andes) ou le vélo. son activité physique importante lui permet de se vider des tensions qu'elle peut parfois ressentir à son travail. elle s'est mise l'année dernière à la boxe. c'est ce qui lui permet désormais de calmer ses nerfs quand elle repense un peu trop à Peter et son infidélité. + elle savait que son petit ami la tromperait un jour. sans trop comprendre pourquoi, elle n'a pas été étonnée en l'apprenant de sa propre bouche. parce qu'il aime regarder les femmes, et les complimenter. parce qu'il a cet aura bestial, cet appétit qui la fait frémir mais qui ne plait pas qu'à elle. oui, au fond elle s'y était attendu. n'empêche que ça fait un mal de chien. + Mae, Sora et Cane. trois noms qui comptent énormément dans sa vie, ses meilleurs amis. si Cane est là dès la naissance, frère benjamin protégé et adoré, les deux autres filles sont arrivées dans sa vie des les premières années de sa scolarité. des petites filles qu'elle n'a plus lâché. ensemble elles partagent leurs secrets, leurs histoires, leurs peurs et leurs espoirs. trois filles très différentes, mais qui s'aiment énormément. + Erin et les animaux, ça fait deux. pas qu'elle ne soit complètement réfractaire aux bêtes à poils, mais il est vrai qu'elle ne sait jamais vraiment trop comment s'occuper de ces bestioles. les chats lui semblent antipathiques, et les chiens bien trop vivace pour être agréable d'une quelconque façon. quand Peter lui a fait les yeux doux pour en avoir un elle n'a pas cédé. il est vrai qu'elle porte souvent la culotte dans le couple. + elle complexe beaucoup sur son âge, pour deux raisons. d'un coté, elle se sent trop vieille et a peur que Peter, homme à jeunettes, ne l'aime plus. ne la désire plus. veuille d'une femme plus jeune encore comme lorsqu'ils se sont rencontrés. dans un même temps, sa jeunesse l'empêche d'avoir l'air sérieuse et légitime dans son travail. coincée entre deux moments, elle résiste mal aux critiques sur cet aspect de sa vie. + si sa relation avec son frère Knox est au beau fixe, il n'en a pas toujours été ainsi. ils ont passé à l'adolescence une année entière sans s'adresser la parole, après que le garçon se soit battu avec le petit ami d'Erin, de six ans son ainé. une dispute soulevant un problème dans la fratrie. entre un Knox protecteur et une Erin désireuse d'être plus vieille qu'elle ne l'était alors. les choses se sont envenimés et les deux, têtus, ont refusé de se parler. et puis un jour, leur mère en a eu marre. elle a semblé imploser lors d'un diner, leur montrant à quel point ils étaient ridicules. Erin et elle se sont alors disputés, la blonde finissant par courir se réfugier dans sa chambre. c'est Knox qui est venu la chercher. Erin a craqué, et s'est jetée dans ses bras en pleurs, s'excusant. depuis ils se parlent énormément, et au moindre problème les deux expliquent leurs ressentit afin que plus jamais pareille situation n'arrive. ils sont bien trop attachés l'un à l'autre pour risquer de tout gâcher. + sous ses airs de femme sage et droite dans ses baskets, Erin cache quelques petits secrets. par exemple, la belle est tatouée. sa peau blanche est marquée dans son dos par deux ouïes de violoncelles, symbole de son amour pour la musique classique. si longtemps elle a cachée cette folie faite sur son corps, elle en est maintenant fière et n'hésite pas une seconde à porter des vêtements permettant à tous d'admirer son dos marqué. Peter adore ce tatouage, et la pousse à s'en faire d'autres. elle hésite encore, elle a bien envie de craquer mais ne sait pas par quoi commencer.


PSEUDO/PRÉNOM wave, ou marie, c'est comme vous le souhaitez. AGE: j'ai dix-neuf ans, encore l'avenir devant moi il parait. RÉGION/PAYS: île de france, france, je vie au pays de quasimodo et d'enjolras. OU AS-TU TROUVÉ LE FORUM ?: je suis une fouine avec un amour inconditionnel pour la partie projets de chez bazzart. COMMENT LE TROUVES-TU ?: komen cey trau nul laule. SCÉNARIO/INVENTÉ: inventée off course. UN DERNIER PETIT MOT: vous saviez que wave ça veut dire ascenseur en espagnol ? non ?
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Sam 8 Aoû - 21:59


On a history book page It was the end of a decade But the start of an age
« Knox, je comprend pas. Si toi tu deviens le chef après papa, alors je fais quoi moi ? » la blonde pose ses grands yeux perdus sur son ainé, inquiète de se savoir évincée. Erin à sept ans, et sait déjà ce qu’elle veut devenir. elle veut construire des maisons, comme papa. elle veut passer ses journées dans le grand bureau de son paternel, regarder la vue magnifique qu’il surplombe quotidiennement, et choisir si oui ou non tel maison a sa place dans le paysage de sa jolie ville. un jeu qui se fait devant elle. un monde imaginaire auquel les Maxtone donnent vie depuis des années. son frère prend une moue pensive, les sourcils froncés. « Et bien… » il ne sait pas quoi répondre, bien sur. trop jeune pour comprendre complètement le fonctionnement de l’entreprise familial, trop vieux pourtant pour s’imaginer son père tout seul aux commandes. « Je suppose qu’on pourra se partager le travail toi et moi. Comme ça, on sera deux chefs. » la blonde reste dubitative. elle fixe son dessin, elle cherche ce qui ne va pas. un bruit de jouet qui tombe derrière elle la fait sursauter et elle se tourne d’un bond vers Cane, étendu sur le sol en train de ramasser ses petites voitures, penaud d’avoir dérangé les grands dans leur calme bulle. « Cane, qu’est-ce que tu fais là ? Maman a dit que tu étais puni. » « Mais j’avais plus mes toitures. » « On dit des voitures. » l’air condescendant de la gamine touche le benjamin et bien vite il se redresse, le regard embué, petit fautif. Cane, c’est le gamin hyperactif qui veut faire plaisir à tous le monde, et qui enchaine les bêtises. Cane n’a qu’un an de moins qu’elle. et Cane l’énerve, parce qu’il fait ce qu’il veut. Knox lui, ça le fait marrer. il pose une main sur le bras de sa soeur pour l’attendrir. « C’est pas grave Erin, laisse le faire. » puis c’est au plus jeune qu’il s’adresse. « Tu veux venir dessiner avec nous ? » le petit brun semble réfléchir un moment, puis fini par hocher vivement la tête avant de venir grimper sur les genoux de l’ainé. « On va dessiner des toitures ! » « On dit des voitures. » blasée, la gamine lève les yeux au ciel et parvient à soutirer de Knox un rire amusé. le trio se remet à dessiner, concentré, et soudain Erin comprend ce qui la dérange. « Mais Knox. ça veut dire que Cane aussi il va devenir un chef avec nous ? » « Je vais devenir un chef, Nox ? » le gamin ouvre de grands yeux, impressionné. l’ainé sourit, passe une main dans ses cheveux. « Non, toi tu t’occuperas de nous sortir les poubelles. » « Non ! » le gamin cri, et se met à pleurer. ce qui amuse beaucoup Erin d’un coup. « Si, même que si tu le fais pas, et bah on te fera nettoyer les toilettes. » « Mais non ! » et voilà qu’il saute des genoux de Knox, et se met à courir en direction de la pièce d’à coté, appelant à la rescousse sa mère adorée sous les rires des deux gamins. « Il est trop bête. » la gamine pouffe, et redevient sérieuse. « Mais en vrai, il sera aussi chef ? » le brun réfléchit. « Pourquoi pas ? Comme ça, on restera ensemble pour toujours. »

la main moite, le coeur en ébullition, le sourire aux lèvres et les fourmis dans les jambes. c’est ce qu’elle ressent là, face à lui. Ethan, un brun au regard d’encre. il est plus vieux, elle s’en moque. de toute façon, les gens de sont âge son des abrutis. il a vingt-deux ans, il travaille dans le cinéma du quartier. il était plutôt populaire au lycée, il parait. en tout cas il est sur toutes les lèvres désormais. parce qu’elle a seize ans, et que son histoire d’amour en fait pâlir de jalousie plus d’une. lui il est adulte, lui il est mature. il ne rigole pas quand on parle de seins, il ne fait pas de blagues stupides lorsque l’on aperçoit son soutien-gorge, il lui offre des fleurs. lui il est adulte. la veille, elle s’est donnée à lui. sa première fois. douloureuse, mais si exaltante. quand elle est avec lui, Erin a l’impression d’être une adulte pour de vrai. quand il la regarde, plein de désir et d’orgueil, elle se sent vivante. elle se sent belle. elle sent sa main dans la sienne, elle set heureuse. ils marchent ensemble, les yeux qui passent de l’autre à la rue, de la rue à l’autre. pas de mot, juste des gestes et des regards. le jour est encore bien marqué et pourtant déjà les rues se vident. les gens rentrent chez eux. eux, ils se baladent, direction la maison des Maxtone où il compte la déposer discrètement. parce que les parents d’Erin ne savent pas, ne comprendraient pas. les deux préfèrent ne rien dire, pas pour l’instant. elle, parce qu’elle sait la colère noire qui prendrait place dans sa demeure si ils savaient que leur fille s’offrait ainsi à un garçon plus vieux, un loubard sans le sou. lui, parce qu’il sait que l’aventure ne durera pas, qu’il se lassera très vite. c’est en silence qu’ils tournent dans la rue de chez la blonde. et c’est en silence qu’elle s’arrête, surprise. d’abord le garçon la regarde, intrigué, puis se tourne très vite vers le perron de la grande maison. là, Knox attend, les bras croisés. « Knox ? Qu’est-ce- » « Erin, tu t’éloignes de ce type tout de suite. » elle le fixe, incrédule. un instant, elle hésite à lâcher la main de son copain comme le veut son ainé. mais son caractère prend très vite le dessus et une mine mécontente vient s’installer sur son visage poupin. « Mais ça va pas ? Tu n’as aucun ordre à me donner. » « Je suis ton frère, tu fais ce que je te dis. » « Eh, lui parle pas comme ça mec. » « Toi t’en occupes pas ! » de concerts, les deux Maxtone écartent Ethan du jeu. ils sont frères et soeurs, leurs problèmes ils les règlent entre eux et eux seuls. la blonde lâche enfin l’amant, agacée, et croise ses bras sur sa poitrine. « T’as pas à te mêler de ma vie privée K. » « Je me mêle de ce que je veux quand j’apprend que ma petite soeur se tape un type plus vieux que moi. » le type en question grommèle mais se retient du moindre commentaire, bien trop au courant de ce qui l’attends si il se mêle de l’affaire. « Mais c’est quoi, le problème ? » elle le regarde. elle veut savoir, vraiment. elle ne comprend pas les regards qui se posent sur eux quand ils s’embrassent, les gloussements de Mae quand elle lui parle de lui, les murmures qui suivent leur passage. elle ne comprend pas Erin que l’homme ne soit pas autorisé à aimer qui il souhaite. « Le problème, c’est qu’il est plus vieux. Regardes toi, t’es encore une gamine Erin. » là, ce n’est plus le frère en colère qui parle. c’est le frère inquiet, le frère qui est touché. c’est ce moment que choisi Ethan pour lever les bras, comme désireux de couper court à l’échange. « C’est pas que vous m’embêtez hein, mais je vais vous laisser régler ça entre vous. Erin, on se voit plus tard bébé, qu’on finisse ce qu’on a commencé. » un clin d’oeil, et voilà qu’il fait déjà demi tour. qu’il s’éloigne alors que le grand frère boue. un Knox qui retrouve sa rage et le rattrape en quelques pas. une main sur son épaule, il le retourne et abat son poing sur le nez du pauvret. « Knox ! Arrête ! » Erin hurle mais l’autre ne semble pas l’entendre. il porte ses coups encore et encore, furieux. « T’approche pas de ma soeur, espèce de porc ! » bien vite Ethan se reprend, et se met à rendre les coups. les deux finissent là, au milieu de la rue, à se battre comme des chiffonniers pour l’honneur d’une idiote. une idiote qui se précipite à l’intérieur, appelle son père à l’aide. bien sur l’homme sort bien vite de la maison, et sépare les deux jeunes adultes sous les regards incrédules du voisinage. les deux sont en sang. l’un à le nez en vrac, l’autre l’arcade ouverte. et Erin, des larmes dans les yeux.

« Cane, t’as pas vu mon album de Nirvana ? Cane ?! » elle hurle Erin, parce qu’elle sait qu’il l’entend de sa chambre. la porte d’en face dans le couloir. porte fermée, comme d’habitude. sauf que d’habitude le garçon répond immédiatement, souvent en râlant. d’habitude il ouvre la porte dans un grand bruit, fait quelques pas, lance l’objet cherché à sa soeur et lui grommelle des mots doux. Erin et Cane, ils s’adorent. vraiment. mais s’amusent comme des petits fous à embêter l’autre dès qu’ils en ont l’occasion. quand ses rapports avec Knox sont plus adultes, plus protecteurs, Cane est le garçon avec qui elle retombe en enfance. Cane, elle passe son temps avec en ce moment. parce qu’ils ont les mêmes amis, qu’ils sont un groupe soudé. la blonde, la timide, la sportive et le mec perdu au milieu de tout ça. une relation qui laisse les parents pantois, eux qui ont toujours été habitué à voir leur fille préférer l’ainé au benjamin. un ainé toujours plus occupé, prit dans ses études. en passe d’être engager dans l’entreprise familiale. en bas de l’échelle pour l’instant, mais promit à un très bel avenir. Knox et elle ne se parlent plus, de toute façon. plus depuis qu’il a brisé le nez de son ex, puis d’un autre. un contrôle qui a fini par fatiguer la jeune femme à l’esprit libre. et si elle souffre terriblement de la situation, Erin reste têtue et refuse de lui pardonner son emportement. son amour. elle préfère rester avec Cane qui ne menace pas ses petits amis et qui ne prétend pas avoir un quelconque contrôle de sa vie. un Cane qui joue les sourd. elle se lève Erin, et fait les quelques pas qui séparent sa chambre de celle de son petit frère, prête à engueuler celui-ci pour son manque flagrant de réactivité. elle ouvre la porte d’un coup. elle ouvre la bouche pour gueuler. ses yeux se posent sur un Cane à poil et une Mae à moitié nue, tous le deux visiblement surprit de la voir là. et ce n’est pas de rage mais de surprise qu’Erin crie, refermant directement là porte, trop surprise pour réagir autrement. dans la pièce elle entend les deux autres marmonner, s’habiller comme ils peuvent. elle entend même un bruit sourd et se figure Cane, tombé du lit sous le choc. un moment elle supplie le ciel de la tuer là, pour ne pas avoir à repenser à l’instant des plus gênant. mais c’est Mae qui est là, étendue. et bien vite la surprise retombe pour laisser la place à la déception. sans se soucier de l’état dans lequel les deux amants sont, elle rouvre la porte et rentre en trombe. « Mais j’y crois pas ! Qu’est-ce que vous comptiez faire tous les deux, hein ? » elle les fixe, ahurit. eux, ils sont gênés. ils ont tenté de se rhabiller bien vite, mais le résultat n’est pas terrible. elle lève les bras, exagérant ses mouvements. « Qui m’as foutu dans les pattes des idiots pareils ? Si vous voulez faire travailler vos hormones prenez une tierce personne, pas vos potes merde ! » Cane lève la main, comme un enfant prit en pleine bêtise qui veut se justifier avant la punition. la blonde lui fait signe de parler, les poings serrés. « Bah, en faite.. On est ensemble. » là, c’est la goute d’eau. Erin sert les dents et rugit, les yeux écarquillées. « QUOI ? » elle attrape un coussin qui traine et le balance sur les deux adolescents. « Et vous ne me l’aviez même pas dit ? Bande de traitres ! » sans plus attendre, elle quitte la pièce. elle claque la porte au nez de son frère, bien fait. pas qu’elle ne soit pas contente de les savoir ensemble, au contraire. mais pour le coup, elle est un peu vexée. elle aurait bien aimé être dans la confidence quoi.

elle n’en revient pas Erin. elle regarde le mur, trop choquée pour accepter la nouvelle en douceur. son père vient de la nommer directrice du marketing. quelques mois seulement après son arrivée dans l’entreprise, la voilà à la tête d’un des départements  les plus important de l’entreprise. derrière ça, elle sait qu’il la pousse au chalenge. à faire ses preuves. elle n’a qu’une chance, pas une de plus. soit elle se montre géniale, soit c’est la porte. Knox aussi est silencieux, il la regarde. il ne le dit pas, mais il est fier. il se contente de la regarder, de lui envoyer tout son amour. après presque un an sans se parler, les deux se sont retrouvés. et désormais, voilà qu’ils vont travailler ensemble. Knox, il est pas jaloux. même si lui a du commencer en bas de l’échelle, même si lui galère encore pour se faire bien voir dans l’entreprise. il sait qu’il fait ses preuves au pas à pas. qu’un jour il aura la place tant désirée. Erin, elle est silencieuse. elle est inquiète. elle ne comprend pas. après une attente trop longue à son gout, son père entre enfin dans la pièce et la blonde se lève d’un bond, suivie de son ainé. « Papa ? » « Ah, ma chérie te voilà. Tu as reçu le contrat ? » « Oui oui mais- » il l’a coupe, visiblement pressé, visiblement trop occupé pour s’arrêter entre deux rendez-vous pour parler à sa fille. « Très bien. On t’a libéré un bureau, tu commences dès demain. »  « Papa ! » elle s’arrête, essoufflée. lui, qui avait jusqu’alors tracé, sur que ses enfants le suivraient, s’arrête à son tour et se retourne vers Knox et Erin. « Oui ? » il fronce un sourcil. il comprend qu’un truc cloche. il fait signe à sa secrétaire de partir devant. « Je voulais savoir… » elle n’est pas rassurée, Erin. heureusement, son frère vient déposer une main sur son épaule tendue. « Pourquoi tu m’as favorisée ? Je veux dire, c’est génial ce poste, merci. Mais je ne comprend pas pourquoi tu me l’offres sur un plateau d’argent quand Knox a du faire les photocopies des employés pendant plusieurs mois. » le souvenir fait sourire son frère. le paternel lui semble soucieux, mais tendre toujours. un père exemplaire selon elle. son père. « Ma chérie… » il se rapproche de ses enfants, pose à son tour une main sur son épaule. encadrée comme ça, la blonde se sent dans la plus totale des sécurités. « Knox en a bavé, je sais. Et tu devrais aussi en baver. Mais tu es une fille et… » il semble chercher ses mots pour ne pas la vexer. « Mon coeur, l’image des femmes dans ce genre de sociétés est très mauvaise, pour ne pas dire affreuse. Si je te met en bas de l’échelle, des abrutis vont te mettre des battons dans les roues. Ça, je le refuse. » elle est exaspérée Erin, mais elle comprend. elle déteste ce monde où la femme n’est que l’instrument du désir de l’homme, où elle n’est qu’un objet de plaisir en plus, une possession plus ou moins prestigieuse. « Mais pourquoi ne pas virer ces gens là, tout simplement ? » elle sert les gens Erin, elle ne comprend pas. son père lui, il en a marre de devoir expliquer à ses enfants la gerbe de ce monde dans lequel il les élève. « Ma chérie, je ne peux me permettre de virer tous me employés hélas. » un sourire. « De toute façon tu mérites le poste, pas vrai mon fils ? » « C’est la meilleure. » Erin elle baisse les yeux, elle sourit. elle hésite un instant, et prend son père dans ses bras. elle sait la pression qu’il lui impose. elle sait le sacrifice qu’il sait aussi. dès demain, il sera accusé de favoritisme, à raison peu être. en attendant, son père est là pour elle. homme qui jamais ne la laisse tomber, géant au service de son adorée.

« Mademoiselle Maxtone ? » la blonde tourne la tête d’un bond, surprise. elle se pensait seule, elle ne l’est pas. « Oh, monsieur Wellick. Excusez moi je ne vous avais pas entendu entrer. » il sourit et la blonde se retient de se perdre dans ses yeux clairs. elle vient de passer la journée à se retenir de le fixer. Peter Wellick est indéniablement un bel homme et plus encore, c’est ce charme qu’il dégage qui a perturbé la jeune fille toute la journée. elle qui avait voulu le fuir s’était retrouvée à lui faire visiter les divers bureaux, avant de voir avec lui les différents projets en cours. un architecte brillant en plus d’être un homme attirant. toute la journée, elle s’était figuré le moment où il partirait enfin, où elle n’aurait plus à voir sa tronche d’homme mature et toujours content. et voilà qu’il vient jusqu’au bous de bureau qu’elle hante parfois jusqu’au bous de la nuit ? « Je peux vous aider ? » elle reste professionnelle, toujours droite dans ses chaussures. lui, il semble bien plus détendu. il s’approche, les mains dans les poches, détendu. « Je venais simplement vous remercier pour l’accueil, la visite. Je vois rarement des stagiaires aussi impliqués. » elle sourit, et ses eux viennent balayer son dossier plutôt que les yeux rieurs de l’homme. ce serait trop simple de s’y perdre. « Quand on a son nom inscrit sur la porte d’entrée, on attend de nous d’avoir une implication exemplaire. » elle décrit la chose comme un devoir. la vérité, c’est que l’entreprise familiale est une passion qu’elle entretient depuis des années. pensant qu’il va s’éloigner, elle se replonge dans son travail. il ne s’éloigne pas. au lieu de sa, il s’approche et vient éhontement s’asseoir sur un bous du bureau, les bras croisés sur son torse, le sourire toujours là, logeur à temps complet de ce visage mal rasé. « Ah oui vraiment ? Donc c’est par obligation que vous restez travailler jusque tard ? » touché. la blonde pose son stylo, relève les yeux vers lui. il l’amuse, il l’intrigue. et quand son regard bleu vient la transpercer, elle se sent comme hypnotiser et frissonne. serpent charmé. jeune femme à la fleur de l’âge, enamouré du grand méchant loup. il a de l’assurance lui, il semble prêt à rire. il n’attend même pas qu’elle lui réponde, il sait la réponse. « Comment pourrais-je vous obliger à venir diner avec moi ? » elle ne rougit pas, mais le coeur y est. malgré son jeune âge, elle se contrôle encore. à la place elle prend cet air amusé qu’elle n’a plus lorsque les hommes de son âge viennent lui demander si son père est un voleur, technique épuisée jusqu’à la moelle. il se penche vers elle, attend patiemment la réponse. elle, elle prend son temps. parce qu’elle sait qu’elle le tient. elle fait semblant de réfléchir, elle le fait languir. « Et bien, la technique la plus sur serait de faire mettre mon nom sur la portière de votre voiture ? » voilà, il rit. il la trouve drôle, cette blonde à l’air sur d’elle et à la peau pâle. une guerrière au caractère bien trempé. cette fille qui ne se laisse pas faire. « Plus sérieusement, j’ai un peu de mal à voir ce qu’un homme comme vous gagnerait à diner avec une fille de mon âge, à parler maillot de bain, soap opéra et kardashians. » « Oh, ne me faites pas rire. Vous n’avez pas l’air d’être de ce genre là. Je passe vous prendre à sept heure demain ? » elle le fixe, amusée. intriguée. un peu intimidée, aussi, un comble pour Erin au tempérament de feu. « D’accord. » il se lève, et se dirige vers la porte comme si de rien n’était. un personnage différent, un homme pas comme les autres. un homme qui s’arrête à la porte et fait volte face, tout sourire. « Oh, et qu’il n’y ai pas méprise. C’est bien un rendez-vous, je vous trouve magnifique. » là il a réussi. là elle rougit, incapable d’effacer de son visage fatigué l’air niais qu’il lui a refilé. dans un énième regard il s’en va, la laissant là avec cette excitation dans le coeur, ce sentiment inconnu qui lui donne envie de sauter partout.  

le téléphone vibre, encore. Erin regarde l’écran, et sourit. elle le déverrouille, ouvre le texto, y répond en réfléchissant à ses mots, puis envoie. soupir, pose du téléphone, et attente. le film, elle ne le regarde pas vraiment. c’est Mae, Sora et Cane qui l’ont choisi après une dispute pour savoir si la soirée ce ferait sous le signe de l’action ou de la romance. mais Erin elle s’en fou ce soir. Erin reçoit des messages de Peter, ce type qu’elle fréquente depuis quelques semaines. ce type que son entourage ne connait pas, si ce n’est son père et Knox. parce qu’ils travaillent tous ensemble, et qu’elle n’est pas très discrète avec l’architecte. plutôt du genre à se faire surprendre par son paternel en train de l’embrasser avec fougue dans un bureau quelconque. rien que d’y penser elle a envie de rire. moment gênant peu être, mais excellent souvenir. elle reçoit un nouveau message. toute excitée, elle tend le bras pour attraper le téléphone… et tombe sur la main de Sora. qui la fixe, apparemment furieuse d’être encore dérangée dans son film. « C’est pas vrai, tu peux pas leur dire que t’es occupée ? » « Va te faire foutre, et rends moi mon téléphone ! » la blonde est prête à lutter mais déjà la brune, plus rapide, a filé avec l’appareil et l’ouvre. parce que la bande n’a aucun secret pour les autres, et qu’ils connaissent tous le moindre mot de passe des trois autres. la jeune fille fronce les sourcils, lit le texto à haute voix sous les regards curieux des deux autres. « … elles me manquent vos fesses, Maxtone ?! Mais c’est qui ce Peter ? » d’un coup, Cane se tourne vers sa soeur avec des grands yeux. « Peter ? Peter Wellick ? » « C’est qui ça Peter Wellick ? » voilà, la machine est lancée. furieuse, Erin se lève d’un bond et vient reprendre son téléphone alors que Sora lit divers extraits tout aussi imagés. « Rends moi ça ! » « C’est bon, t’énerves pas. Il a l’air de bien t’aimer ce Peter hein. » « Me dit pas que c’est Wellick ?! » « Mais c’est qui Wellick merde ! » la blonde va exploser. son frère, ses amies. les trois qui posent des questions, qui s’entêtent. « Stop ! » d’un coup le silence se fait. et le téléphone vibre. et ça repart. « Erin, tu te fais ce type ? » « Mais c’est quiiiiiiiiii ? » « OUI ! » Erin gueule et le silence se fait. elle passe une main sur son visage agacé. «  Wellick et moi on se fréquentent, oui. » avant même que Mae aie eu le temps d’ouvrir la bouche, Erin se tourne vers elle. « Et c’est un architecte qui travaille pour mon père. » Sora sourit. « Je ne suis pas sur que papa soit content de savoir que son architecte aime bien ton popotin. » la blonde rougit. cherche à se donner contenance. « Mon père sait pour nous deux. Il me laisse gérer ma vie comme je l’entends. » les deux filles semblent se calmer, plus amusées qu’autre chose de la situation. Cane lui, moins. « Mais… Mais ce type a au moins quarante ans ! » regards scandalisés dans la pièce. soupir pour Erin. « N’importe quoi. Il en a trente-deux, n’exagère pas. » « Ça fait toujours dix de plus que toi. » « Mais c’est qu’elle est vilaine la Maxtone ! » Sora rigole. Erin lui fait un doigt d'honneur. Cane reste là avec son air caché. Mae elle, elle est un peu perdue. elle demande. « Mais c’est du sérieux ? » Erin se mord la lèvre. sourit, malgré elle. « C’est du super sérieux. »

c’est son rire cristallin qui lui fait lever les yeux de ses plans. Peter regarde Erin. il se demande ce que la jeune femme trouve si drôle. elle est assise là, dans le milieu du salon. des photos à la main. l’homme est curieux. il quitte sa table de travail et vient s’asseoir à ses cotés, en tailleur, intrigué. « Qu’est-ce que tu fais ? » elle attrape une photo et la lui tend, joyeuse. sur l’image, c’est elle. elle alors âgée d’à peine cinq ans, déguisée en dragon. « C’est ça qui me fait rire. Je m’en souviens. Mon frère avait reçu un déguisement de chevalier et mes parents avaient acheté une robe de princesse pour moi, afin de nous faire jouer. J’ai piqué une crise en leur disant que les princesses, c’est nul, et que moi je voulais être le dragon qui mange le chevalier. » le souvenir la rend heureuse. petite guerrière depuis toujours. caractérielle. pas genré pour un sou. Peter regarde la photo. si il sait Erin très indépendante, très loin du cliché de la fille qui a besoin d’un homme pour avancer, il est surprit de voir la bouille blonde dans son costume vert. touché aussi. cette photo il l’adore. parce qu’elle reflète tout ce qui fait d’Erin la femme qu’il aime. « C’est que t’avais l’air féroce à l’époque. » ses yeux quittent la photo, pour venir se plonger dans les pupilles bleus de sa petite amie. « Qu’est-ce que tu crois, j’ai toujours été terrifiante. Je les faisais pleurer moi, les mecs. » là pour le coup, c’est lui qui rigole. il l’imagine ci bien, cette blonde, s’en prendre aux petits garçons de son entourage. plus il en découvre sur elle, et plus il est amoureux. plus il est amoureux, et plus il a envie de construire sa vie avec elle. il se mord la lèvre. « T’es toujours sur de vouloir vivre avec moi hein ? » il a besoin de se rassurer. le sourire d’Erin s’estompe, mais le bonheur ne quitte pas ses yeux. elle s’appuie sur ses bras, se rapproche de lui. elle vient déposer ses lèvres à la commissure de celles de Peter. un baisé, tendre. puis un autre. puis c’est à pleine bouche qu’elle l’embrasse. lui d’abord passif fini par répondre au baisé avec ardeur, attrapant subitement la jeune femme par la taille pour venir la ramener contre lui. elle fini sur ses genoux Erin. elle aime la tournure que prend la discussion. ses bras viennent s’enrouler autour de son cou alors qu’elle sent ses mains d’homme passer sous son t-shirt, caresser la peau fraiche de son dos. les deux amants ne se lâchent plus. fusionnels. lorsqu’enfin ils se séparent, reprennent leurs souffles, Peter demande. « C’est pas une réponse ça, Maxtone. » « J’ai installé mes culottes et mes livres dans tes tiroirs, bien sur que je veux vivre avec toi. Alors maintenant Wellick taisez vous, et retirez moi mon t-shirt. » il rigole et s’exécute, avant de venir déposer de doux baisés sur ses épaules nues, caresses frissonnantes. elle ferme les yeux. elle le guide. ses doigts viennent se perdre dans ses cheveux courts. son souffle se fait plus fort. bien vite la chaleur augmente et Peter fini par l’attraper et l’allonger, dominateur. si dans la vie de tous les jours le caractère d’Erin les obliges à être l’égal l’un de l’autre, l’homme a tendance à redevenir le maitre lorsqu’il s’agit du lit conjugal. ou du sol conjugal. les baisés reprennent, plus pressés, plus avides. les mains caressent les peaux, les souffles s’emmêlent, les voix frémissent. l’homme s’arrête, encore. un air serein sur la face. une question sur le coeur. « Tu crois qu’on sera toujours heureux comme ça ? » Erin caresse sa joue. elle le trouve touchant, ce grand homme qui l’aime. le premier qui l’adore vraiment. elle se redresse sous lui. leurs visages ne sont plus qu’à quelques millimètres. ils se regardent. amoureux. « Toujours. » et elle vient reprendre ses lèvres. gourmande.

coincée dans son tailleur haute couture, Erin s’impatiente. devant elle, un homme aux cheveux épars lit encore et encore la même close du contrat, les sourcils froncés. il semble peu convaincu, ce qui a le don d’agacer la blonde. après un moment à marmonner pour lui même, il lève les yeux vers elle et repousse le contrat. « Hors de question que je signe sans en parler avant à un de vos responsables. » la blonde sert les dent mais sourit, diplomate jusqu’aux bous des ongles. « Je ne comprend pas monsieur Sixmith. C’est au directeur marketing de voir ça avec vous. » « Oui et bien, allez me le chercher. Je n’ai pas de temps à perdre avec une secrétaire ou je ne sais trop quoi. Vous êtes peu être charmantes mademoiselle, mais c’est un sujet sérieux ce contrat. » son sourire se transforme en grimace. si Erin a grandit dans un monde sexiste et s’y et faite, certains comportements parviennent encore à la surprendre. elle attrape le contrat et s’amuse à le remettre en un tas impeccable pour se concentrer sur autre chose que son envie de lui arracher les yeux. « Et vous pensez que je suis qui, au juste ? » son ton se veut aimable, mais ses yeux sont deux fusils prêt à donner l’assaut. l’homme lève les yeux au ciel, visiblement peu désireux de jouer à ce petit jeu lui aussi. « Qu’est-ce que j’en ai à foutre moi, de qui vous êtes ou de qui vous avez du sucer pour en arriver là. » il rit d’un rire graveleux qui vient piquer les nerfs déjà à vifs de la jeune femme qui se lève lentement, se composant un sourire toujours aussi poli. ne jamais perdre son calme devant ces cons, jamais. c’est son père qui le lui a apprit et Erin s’efforce de garder à l’esprit le conseil. ne pas se montrer faible, jamais. provocante, elle se penche au dessus de la table de réunion. lui fou son décolleté sous le pif. prend sa voix la plus sensuelle. « Vous devriez vous y intéresser pourtant… » un sourire en coin alors qu’il ne sait plus où donner de la tête. espèce de porc à la concentration bien faible. la porte s’ouvre d’un coup et Erin se redresse tout aussi lentement, souriant de toutes ses dents à son père alors que celui-ci fait sursauter l’hôte en lui adressant la parole d’une voix forte et visiblement agacée. « Alors Sixmith, ma fille vous a fait signer le contrat ? » « Votre fille ? » le porc sue, il est surprit, il ne sait plus où se mettre. il a comprit qu’il devrait la jouer fine si il ne veut pas être foutu dehors à coups de pieds dans le derrière. « Monsieur Sixmith comptait en fait nous demander d’augmenter les prix de la main d’oeuvre, histoire de remplir au mieux son budget. N’est ce pas ? » voilà, elle l’a coincé. il semble hésiter, prêt à remettre en cause sa parole et accuser la sorcière de l’avoir manipulée. mais elle le fixe, l’air menaçant. alors il fait oui de la tête, et se lève. « Tout à fait. Je reviendrai avec le contrat final Maxtone. » il salut les deux silhouettes, et quitte la salle dans des gestes brusques. le père regarde une instant la porte, dubitatif, avant de se tourner vers sa fille adorée. « Tu ne peux pas t’en empêcher, pas vrai ? » elle sourit, amusée, tout en reboutonnant les quelques boutons de son chemisier ouverts par accident. « Je ne fais que me prendre à leurs jeux, tu le sais bien. Loin de moi l’idée de soutirer de l’argent de clients honnêtes et poli pas vrai ? » il soupire, secoue la tête, et vient passer sa main dans les boucles blondes. « Qu’est-ce que j’ai fais au bon Dieu, hein ? Certains ont des filles qui veulent devenir danseuses ou vétérinaires, et moi je me retrouve avec la business-woman encore plus ambitieuse que son pauvre paternel. » elle le regarde avec tendresse, appuie sa joue froide contre sa paume ridée. fusionnels, toujours. « Qu’est-ce que tu ferais sans moi ? » « Faillite ? » les deux rigoles à l’unisson. puis l’homme retire sa main, la replonge dans sa poche, pensif. « Beaucoup m’ont dit que j’étais fou de donner un poste de cette importance à une personne aussi jeune. Et tu sais ce que je leur ai répondu ? » elle hoche la tête, réponse négative soutenue par un regard curieux. « Je leur ai dit d’aller se faire foutre. Que je serais un fou de ne pas te prendre toi pour un poste aussi important. »

« Mais j’y crois pas ! » c’est un verre qui vole cette fois ci. après le vase, les photos et l’écharpe. il vient se briser, énième morceau s’explosant au contact du sol de leur maison. lui, il a les mains en avant. il la supplie de se calmer depuis plusieurs dizaines  de minutes déjà. « Erin mon amour, je t’en prie- » « Non, pas de ça avec moi. J’y crois pas putain, tu l’as baisée et tu viens me voir avec tes “mon amour” à la con ! » la blonde le fusille du regard. si elle a l’air en colère, si elle a l’air furieuse, c’est un masque que se compose la jeune femme. dévastée. mais toujours droite, toujours impeccable pour assumer le regard des autres, même celui de son amant. elle voudrait disparaitre, elle voudrait mourir plutôt que d’avoir en tête son corps en enlaçant une autre. rien que d’y penser, elle a envie de vomir. une autre, une plus jeune. « Mais c’est pas vrai ! » elle le répète, encore et encore, litanie dont elle ne parvient à se passer. comme si le fait de répéter ces mots l’encouragerait à lui dire que non, c’est une blague, qu’il l’aime et qu’il n’aurait jamais fait ça, que les caméras tournent autour d’eux et que tout ça n’est qu’une blague. mais non. Peter la regarde, les yeux humides. désolé qu’il est. connard. « Je ne sais pas pourquoi j’ai fais ça Erin, je te le jure. Je suis désolé, si je pouvais effacer ce que j’ai fais- » elle le coupe, encore. elle est forte Erin. elle refuse de s’apitoyer sans lui cracher sa colère à la gueule. elle est désolée, elle est déçue. « Il fallait y penser avant. » sa voix se brise et elle lui tourne le dos pour cacher un sanglot. elle craque, Erin. elle est épuisée de devoir lutter contre lui. les regards, les remarques, les flirts, elle avait pu gérer. que de voir son aimé en désirer d’autre, elle avait laissé passer. mais voilà qu’il venait lui avouer avoir couché avec l’une de ces pimbêches lui tournant autour, comme prise d’un furieux complexe d’Œdipe à soulager entre ses cuisses ? non, ça ça ne passerait pas. alors qu’elle essuie les larmes qui coulent sans le moindre contrôle sur ses joues, elle sent ses bras puissant venir l’entourer, l’enlacer. elle ne peut pas lutter, elle est trop fatiguée. alors elle le laisse faire, elle reste contre lui. elle souffle lorsqu’il souffle, elle inspire et expire sur son rythme. deux corps pour une même âme qu’ils disent, des conneries. sa voix douce vient lui chatouiller les oreilles. elle ne veut pas écouter, elle lui refuse le droit de l’avoir ainsi. mais la tentation est trop forte. elle se laisse aller. « Erin, je t’en prie… » elle pose sa tête sur son épaule, elle se perd dans ses bras. elle le laisse embrasser sa peau pâle, murmurer des excuses à deux balles. elle ferme les yeux et l’imagine, une jeune brune sur les genoux, l’embrassant avec fougue. sa mâchoire se crispe, elle ouvre les yeux, elle quitte son étreinte. elle passe les mains sur ses joues, histoire d’effacer de son visage poupin les traces de son malheur. sa voix est cassée, murmure rauque. « Nous allons garder ça entre nous. Et tu ne la reverras plus. Tu dormiras dans la chambre d’amis le temps nécessaire et tacheras de ne pas te faire remarquer, est-ce clair ? » elle se tourne vers lui, froide. « Je devrais te foutre à la porte Peter, tu comprends ça ? » il la fixe, trop fier pour baisser les yeux. deux caractères bien trempés, deux personnalités fortes. elle refuse de tirer un trait sur leur histoire Erin, elle sait pourtant qu’il pourrait recommencer, n’importe quand. et ça la rend malade.

elle a passé la soirée à le regarder Erin, lui le type avec des morceaux de son coeur entre les dents. une ordure qu’elle ne peut s’empêcher d’aimer, un salopard qu’elle se trimbale encore malgré tout, pour l’image, pour la compagnie et pour cette solitude qui la terrasserait sans lui. elle ne lui a pas adressé un mot de la soirée, se contenant d’arriver à ses cotés, de sourire poliment aux compliments et d’accepter silencieusement le verre qu’il lui a tendu. déjà, elle entend les murmures de leurs proches qui se demandent ce qui cloche. eux qui sont toujours heureux, toujours à s’embrasser et à se tenir l’un contre l’autre. mais si lui fait des efforts, rigole et parle à tous le monde, elle est froide. elle ne sourit pas. elle fixe la brune, au fond de la pièce. une pimbêche qui rigole trop fort. une pétasse au décolleté vulgaire. c’est cette fille, elle le sait. l’alcool la pousse à aller la voir, à la frapper au visage de toutes ses forces. elle hésite, un moment. elle s’imagine la scène, et elle sourit. elle veut se défouler, coûte que coûte. de toute façon, tous le monde parle déjà de la catastrophe qu’est son couple. une sorte de Titanic, DiCaprio en moins. Erin pose sa coupe de champagne, et s’avance vers la gamine. elle ne sait même pas son nom -plus ? il lui semble que Peter l’a nommée Astrid, ou Agathe, un truc du genre. elle se dirige vers elle, droite et fière, femme de poigne comme toujours. belle malgré la colère dans ses yeux. au moment où elle s’apprête à empoigner le bras de la jeune fille pour l’emmener avec elle, son nom retenti dans son dos. « Erin mon coeur ? » elle se retourne, intriguée. Peter est là, un verre à la main, son sourire sur les lèvres. autour de lui le silence s’est fait et des regards admiratifs se posent sur eux deux. la blonde se crispe. qu’a-t-il prévu encore ? « Tu peux venir par ici ? » il lui fait signe de s’approcher. distraitement, Erin se retourne mais la brune s’est envolée. maudite gamine. elle laisse tomber, et rejoint Peter en quelques pas, mal à l’aise à l’idée de devoir interagir avec lui sous les regards des curieux. mais voilà qu’il lève son verre et s’adresse à eux tous. elle se raidit Erin, elle se demande ce qu’il fait. elle se sent prise au piège d’un coup. connard. « Comme vous le savez tous, voilà quatre ans désormais que je suis entré dans les bureaux de Maxtone Corp. pour y dessiner un centre commercial, et que j’en suis ressorti avec le numéro de la plus belle des stagiaires griffonné sur un morceau de feuille. » rires dans la salle, regard noir chez Erin. « Si la vie n’est pas toujours rose, je sais que j’ai à mes cotés la plus formidable des femmes. Comment ne pas tomber amoureux d’elle lorsqu’elle me regarde avec ces yeux là, pas vrai ? » nouveaux rires. éclaires dans les yeux de la blonde. il lui sourit. il reprend. « Beaucoup de personnes nous disent que nous ne devrions pas être ensemble, que nous sommes trop différents pour l’être. Que je suis trop vieux pour retenir ta fougue, pour te laisser ta liberté de jeune femme. Mais on s’en fou, pas vrai ? » il la regarde droit dans les yeux désormais. il semble désolé. il semble fou de chagrin malgré son sourire trompeur. elle le connait Erin, elle sait que tout s’effondre la dessous. « On s’en fou des autres. Je t’aime Erin, et je veux passer ma vie à tes cotés. Et je sais que toi et moi, nous sommes assez fort pour affronter quoi que ce soit. Alors ce soir, je te le demande haut et fort afin que le monde entier puisse voir à quel point je me fou de son avis. Erin Heather Maxtone, veux-tu m’épouser ? » l’audience retient son souffle, le suspense est à son comble. Erin n’en revient pas qu’il puisse oser faire ça maintenant, comme ça. avec toute une foule pour le protéger, pour lui donner la force de se lancer tout en empêchant la jeune femme de répondre avec violence. elle voudrait le gifler, lui cracher à la gueule. mais son père semble au bord des larmes, ému. sa mère retient son souffle, des étoiles dans les yeux. et Peter semble sincère. il semble la vouloir, sa seconde chance. il pose la coupe qu’il tenait jusqu’alors, attrape sa main -ce qui fait prendre conscience à Erin de la distance qu’elle a parcouru durant son discours sans s’en rendre compte- et se met à genoux, plein d’espoir et d’excuses. il sort la bague au diamant énorme. une bague différente, une bague magnifique. elle le fixe Erin, silencieuse. pas bien sur de ce qu’elle doit faire. mais il lui sourit et soudainement la blonde sent son coeur fondre. elle lui tend la main, se laisse passer la bague au doigt. « J’accepte. » qu’elle murmure. et déjà les spectateurs applaudissent alors qu’il se lève et vient l’embrasser. Erin est sonnée, elle ne sait pas si elle doit se réjouir ou non. alors elle se contente d’être là, de laisser passer le tout devant. elle s’en remettra plus tard, après les congratulations.

elle a le regard vide Erin, les sourcils froncés et l’air constamment agacée. elle l’est, à vrai dire. elle s’énerve de tout et de rien. elle se fait têtue, elle se fait insupportable. à commander avec ferveur, et exprimer son mécontentement de manière volcanique pour le moindre détail. une furie qui fait parler dans les bureaux. une furie qui s’en fou, qui continu de faire tomber sa foudre sur les employés incompétents, sur ces silhouettes qui glandent dans les couloirs plutôt que de travailler, ceux pour quoi ils sont payés. elle est en colère contre le monde entier, et elle ne se dérange pas pour le montrer. elle marche dans les couloirs, prête pour la réunion hebdomadaire. son père absent, c’est Knox et elle qui devront s’assurer du bon déroulement de la séance. quand elle entre dans la salle aux sièges imposants, tous les hauts cadres sont là à parler golf et voitures, à rire entre eux. elle en a déjà marre la blonde. elle vient s’asseoir auprès de son frère qui pose un regard quelque peu inquiet sur sa cadette. « Erin, ça va ? » « Pas dormi. » sèche, même avec ceux de son sang. elle n’est pas d’humeur à tergiverser à vrai dire. ils se sont encore disputés avec Peter. monsieur, sous prétexte d’être son fiancé, voulait retrouver le lit conjugal après sa piètre trahison. pas question. elle avait préféré ne pas dormir et lui hurler au visage divers insultes plutôt que d’accepter une seule seconde qu’il la touche à nouveau. il ne s’en sortira pas comme ça. Knox, satisfait de la réponse, lève le bras. « Messieurs, en l’absence de mon père je présiderais ce conseil d’administration. » un hochement de tête collectif, puis divers hommes aux cheveux blancs et aux costumes impeccables prennent la parole les uns après les autres. Erin s’en fou, elle n’écoute pas. elle pense à Peter dans les bras d’une autre. elle y pense tout le temps. quand elle se prélasse sous l’eau brulante de sa douche. quand elle cuisine son plat préféré. quand elle s’endors. quand elle se réveille. elle les vois tout le temps, tout le temps. une torture que son esprit lui inflige, jeu qu’il doit trouver hilarant mais qui ne l’amuse plus. « … N’est ce pas Erin ? » elle lève les yeux, fixe son frère. il semble attendre une réponse. incapable de se mouvoir, la blonde le fixe en silence un moment avant d’être distraite par la porte qui s’ouvre. à dire vrai, tout le monde à ce moment se tourne vers la silhouette qui fait son entrée, les cafés des divers membres du conseil posés sur un plateau. ses boucles brunes, son nez fin, sa peau mâte. c’est elle. c’est la salope qui a couché avec Peter. la blonde se crispe subitement, trop furieuse de la voir se trimbaler sous son nez sans aucune gène, souriant aux hommes autour de la table alors qu’ils l’a déshabillent du regard avec des rires graveleux. Knox lui n’a d’yeux que pour sa soeur, visiblement inquiet. il a raison de l’être. « Qu’est-ce que cette pétasse fait ici ? » si la voix est blanche, si le visage est froid, la colère qui prend place dans ses intonations est sans appel. Erin est furieuse. « Pardon ? Qu’est-ce qu’il vous prend Maxtone ? » « Erin, qu’est-ce qu’il te prend ?! » le conseil se divise, les regards fusent, se baladent de l’une à l’autre alors que la stagiaire se redresse, visiblement mal à l’aise. Erin se penche par dessus la table. elle s’en fou de se donner en spectacle, elle ne peut supporter la présence de cette pimbêche aux jambes nues. « Qui l’a employé ? C’est toi Knox ?! » elle se tourne vers son frère qui lève les bras comme pour se dédouaner de l’arrivée soudaine de la jeune fille dans l’entreprise. mais Erin s’en fou, Erin elle crache sa rage. « Non, pas question. Tu prends tes affaires et tu dégages, qui que tu sois. Pas question de t’avoir dans les pattes. » « Mais enfin ! » la brune est au bord des larmes maintenant, elle ne sait plus où se mettre. le public de la soudaine altercation ne comprend rien. ça chuchote, ça s’exclame, et ça s’oubli vite. Erin elle ne regarde que la jeune femme. elle ne regarde que son ennemie mortelle. « Quoi, t’as pas entendu ? Je veux que tu dégages ! Sors d’ici ! » voilà. hystérique, Erin. elle hurle maintenant, elle attrape ce qu’elle peut et le balance sur la pauvrette, trop heureuse de pouvoir se défouler. bien vite Knox se lève, enroule ses bras autour d’elle pour l’empêcher de devenir plus violente encore. « Mademoiselle, sortez. » il est direct, mais bien moins féroce que sa petite soeur. elle, elle se débat. elle voudrait sauter par dessus la table du conseil et aller lui casser la gueule. griffer son visage d’ange. tigresse possessive. femme blessée. la brune ne se fait pas attendre, et s’enfuis bien vite alors que le conseil ne sait plus où se mettre. et Knox, Knox lui essaye de calmer Erin. « Mais qu’est-ce qu’il te prend ? » il la lâche enfin et elle recule, essoufflée, bouillonnante. « Vire là, ou c’est moi qui m’en vais. » « Pardon ? » la, le silence se fait. tous sont pendu aux lèvres de l’héritière. « Mais ça ne va pas ? Erin, c’est une stagiaire. Une putain de stagiaire. » « Je veux qu’elle soit partie avant demain. » et sans un mot de plus, la blonde attrape son sac et quitte la pièce, le sang en ébullition et les regards pointés sur elle.

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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Dim 9 Aoû - 0:26

t'es la plus belle toi. arg/ keurkeur
et elle me fait flipper sur le gif
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Dim 9 Aoû - 0:28

chuuut, c'toi la plus belle --/ --/
c'est le but Laughing
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Mae Wolfstone
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Dim 9 Aoû - 0:30

bon d'accord c'est moi. Laughing siffle/
(bon j'arrête le flood.) Arrow
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Dim 9 Aoû - 1:00

tu vois, on est d'accord Laughing
(mais nooon, j'aime bien moi Laughing )
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Dim 9 Aoû - 1:27

Erin Maxtone a écrit:

PSEUDO/PRÉNOM wave, ou marie, c'est comme vous le souhaitez. AGE: j'ai dix-neuf ans, encore l'avenir devant moi il parait. RÉGION/PAYS: île de france, france, je vie au pays de quasimodo et d'enjolras. OU AS-TU TROUVÉ LE FORUM ?: je suis une fouine avec un amour inconditionnel pour la partie projets de chez bazzart. COMMENT LE TROUVES-TU ?: komen cey trau nul laule. SCÉNARIO/INVENTÉ: inventée off course. UN DERNIER PETIT MOT: vous saviez que wave ça veut dire ascenseur en espagnol ? non ?



on est content de l'apprendre.
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   Dim 9 Aoû - 1:37

Laughing Laughing Laughing
tavu un peu la culture que tu te fais avec moi ? --/
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MessageSujet: Re: you don't have to be so sweet   

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