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 breathe me | ft elsie

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Madison Williams

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MessageSujet: breathe me | ft elsie    Mar 1 Sep - 1:31


-{ BREATHE ME }-
maddie ft elsie
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T’étais au bout de ta vie, t’allais y passer, tu paniquais. T’étais chez toi, tournant en rond comme un lion en cage, ton cœur battait la chamade à t’en rompre la poitrine, tu tremblais, t’étais perdue. T’étais retombée, ma pauvre, t’étais salement dans la merde, tu le savais, mais tu ne voulais pas le faire accepter à ton petit esprit  fragile. T’avais la capacité émotionnelle d’une petite cuillère, le moindre pépin, la moindre merde, et tu te retrouvais en proie à une crise d’angoisse, le visage inondé de larmes et le répondant d’une bête sauvage. T’avais retourné ton apparte, jetant tes affaires, d’habitude si précieuses à tes yeux,  sur le sol.  Tu cherchais quelque chose de vital, de précieux à tes yeux, tes démons d’antan te tiraillaient, ils étaient là, et toi, tu ne faisais que de te jeter dans leurs bras tandis qu’ils te tiraient lentement vers le bas. C’était qu’une fois, comme avant, un seul shoot, parce que c’était pas ton jour, tout ne marchait pas comme tu voulais, c’était triste, t’avais besoin d’un remontant, d’un truc qui allait te faire planer. Ça t’avait traversé l’esprit comme une évidence, tu te souvenais encore des gestes précis, le pincement de l’aiguille qui était quasi quotidien quelques années auparavant, t’avais replongé, quelle conne. Tu t’étais retrouvé sur tes genoux, la tête entre les mains, le regard perdu sur le sol, des perles salées glissant sur tes joues. Tu voulais avoir le contrôle de ta petite existence, tu voulais retrouver une vie, une vraie, celle qu’on apprécie réellement, celle aussi paisible et plate qu’un lac à l’aube d’une journée d’hiver, oui, tu voulais tellement tout ça, t’enviais toutes ces connasses qui vivaient sur le dos de papa maman, ces riches hautains qui te regardaient de haut tandis que tu te battais bec et ongles pour parvenir à garder la tête hors de l’eau. Tu te disais mieux qu’eux, parce que t’avais ce que tu souhaitais en bossant comme une folle, eux n’avaient qu’à claquer des doigts pour avoir leurs désirs assouvis sur un plateau d’argent, ça te semblait sale, et pourtant, t’avais envie d’être à leur place malgré tout. Tu t’étais adossé contre un mur, rapprochant tes jambes de ta poitrine, les entourant de tes bras maigres et tremblants avant baissé la tête, posant délicatement ton front sur tes rotules. Tu t’en voulais, t’en voulais à la terre entière, t’avais brisé ces années d’abstinence en quelques minutes à peine, et ton corps en redemandait furieusement, t’étais clairement en manque, t’étais clairement perdue. Un éclair t’avait traversé l’esprit, te poussant à te lever brusquement. Tes yeux filèrent sur ton appartement avant que ton corps frêle ne se mette en mouvement. Balayant les larmes d’un revers de la main, t’avais attrapé ton sac, titubant jusqu’à ta porte d’entrée, décidée à engager une promenade du soir. De l’air, de l’air frais, il t’en fallait, c’était vital, c’était bon. T’enchaînais les pas rapidement, dans un rythme saccadé, t’étais pas toi-même, t’étais en détresse profonde. Le peu de monde qui arpentaient les rues à l’extérieur ne se retournaient pas sur ton passage, t’étais un fantôme qui errait à côté d’eux, qui rasait les murs, ne sachant trop où aller. Tu te perdais, tu ne reconnaissais plus la ville, t’avais jeté un coup d’œil aux alentours, tournant sur toi-même comme un enfant perdu à la recherche de ses parents. Des néons avaient attiré ton regard, une couleur que tu connaissais bien, un endroit qui t’était familier, un lieu où tu te sentirais à l’abris. T’avais poussé la porte, la musique trop forte te donnait la nausée, la chaleur étouffante t’empêchait de respirer correctement, tout tournait autour de toi, c’était pire, c’était l’enfer. T’avais aperçu une tête que tu connaissais, qui te rassurais, t’avais fondu en larme d’un seul coup, sans prévenir, la vue brouillée, tu te dirigeais à l’aveugle vers cette jeune femme qui dansait sensuellement, entourée de chien galeux à la recherche d’une paire de miches à mater. Tu bousculais la foule sans t’excuser, essayant de ne pas te ramasser sur le sol avant d’atteindre ta cible qui ne semblait pas t’avoir vu. T’avais tourné la tête à gauche, puis à droite avant d’attraper son bras, le relâchant de suite après, bouche-bée, incapable d’exprimer le moindre sentiment. « Elsie. » Elle était le phare qui te ramenait au port, un ange à tes côtés, une amie qui t’épaulait. « J’ai… j’ai merdé grave. » Ta voix se brisait doucement, les sanglots remontant une nouvelle fois en une vague puissante, tu grimaçais avant de terminer péniblement ta phrase. « Je… je suis désolée, j’ai, merde. » T’avais baissé la tête, exhibant un bras meurtri, une tâche violette s’était formée à l’endroit même où tu t’étais piqué, signe que tu n’avais plus l’habilité d’antan. « Putain, Elsie. » T’avais besoin d’aide, de te faire soigner, tu sombrais doucement.
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Elsie Howell

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MessageSujet: Re: breathe me | ft elsie    Mar 1 Sep - 22:50

breathe me

madison + elsie


C'est toujours la même chose. Une sorte de rituel incessant, des images qui semblent défiler à l'identique chaque jour. Elsie applique avec une précision sans faute du rouge à lèvres vif qui fait ressortir ses lèvres pulpeuses. Ses yeux étincellent de milles feux et sur sa peau de lait se dessinent d'innombrables étoiles. Elle n'entend que le rythme saccadé de la musique, presque mécanique, insupportable. Et tout à coup, son prénom résonne et on l'emporte dans un dédale de couloirs sombres. Elle flotte, la petite Elsie. Ses pieds ne touchent plus le sol et plus aucune pensée ne vient troubler son esprit. Elle est libre. Alors elle danse jusqu'au bout de la nuit, à l'heure où la lune vient susurrer des mots doux à son oreille, à l'heure où les gens ne sont plus des gens mais de simples tâches de couleurs. Un mélange uniforme d'hommes, avares de chair. Et de la chair, elle en dévoile, peu à peu. Elle se fait désirer, langoureuse, plus femme que jamais. Son corps, elle en est tellement fière, Elsie. Elle ne se sent pas sale, au contraire. Elle se sent plus puissante que jamais, quand ses courbes ondulent et que les yeux des hommes brillent, quand l'espace d'un instant ils oublient leur femme pour ne penser plus qu'à elle. Mais tout cela s'arrête à la seconde où Maddie apparaît. Même avec cette luminosité, Elsie la repère instantanément, avec ses mèches couleur miel et son visage d'ange. Et quelque chose ne va pas bien. Elle titube, bouscule et il y a quelque chose d'effacé dans son visage, quelque chose qui ne trompe pas. Tout de suite, Elsie sait très bien ce qu'il se passe.

‹ Maman ? Maman ? › Pas de réponse. Pourtant, la porte a bien claqué et Elsie sait très bien que sa mère est rentrée. Elle connaît ce bruit par coeur, la mélodie quotidienne des gens qui partent et qui viennent. La porte qui claque, c'est un signe. Quelque chose ne va pas. Alors, les pensées se bousculent dans la tête d'Elsie et pourtant, elle n'est qu'une gamine. Elle pense déjà à toutes les choses qu'elle devra faire. Elle pense déjà aux endroits où elle pourrait trouver de la nourriture, elle réfléchit à des choses auxquelles aucune gamine ne devrait penser. Sloan dort encore et elle préfère ne pas le réveiller. Elle se précipite en haut de l'escalier, leur poste d'observation habituel, et elle guette tout signe de vie. Mais elle n'aperçoit qu'une silhouette qui erre, maladroitement, hésitante. Elsie ferme les yeux. Elle veut disparaître.

Elle se précipite, il faut qu'elle parte au plus vite, il faut qu'elle vienne aider Maddie avant qu'elle ne se brise. Elle fait un signe rapide à une autre femme qui ne tarde pas à la remplacer, et pourtant, elle sort de scène sous une pluie de huées. Elle s'en fout. Son coeur bat la chamade et elle ouvre quand ses bras pour Maddie, qui balbutie quelques mots qu'Elsie comprend à peine. Leurs corps se serrent et le temps semble s'arrêter. Elles sont ensemble maintenant. ‹ Je suis là maintenant. Je suis là, Maddie. Tu m'entends ? Je suis là pour toi. Je vais t'aider. › Alors, Elsie prend sa petite main tremblotante et elle l'emmène loin de tout ça, loin de cette chaleur étouffante, loin du monde entier. Elles sont dehors, sur la rue. C'est ridicule. Une traînée en lingerie et une toxico qui n'arrive plus à lutter. Alors, Elsie berce Maddie dans ses bras, elle embrasse son front avec tendresse et elle caresse ses cheveux d'ange. ‹ Tu veux qu'on parte ? Qu'on parte loin de tout ? On s'en fout de tout ça, d'accord ? Tu vas aller mieux, Maddie. Je le sais, j'ai aucun doute. On va se battre, ensemble. › Mais secrètement, quelque chose lui pince le coeur. Elsie est terrifiée. Elle veut encore disparaître. Loin de tout ça. Loin de ces problèmes de merde.
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Madison Williams

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MessageSujet: Re: breathe me | ft elsie    Mer 2 Sep - 1:40


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Elle était gentille, Elsie. Tu l’aimais bien. T’aimais cette façon qu’elle avait de s’occuper de toi quand t’étais dans un mal profond, cette façon que vous aviez de ne rien vous cacher, de vous confier l’une à l’autre sans avoir peur du moindre jugement. Vous étiez des amies soudées, seules contre le monde entier, des sœurs que rien ne pouvaient réellement séparer. Tu t’attendais à ce qu’elle t’engueule, t’entendais déjà ses cris, tu voyais, collée sur un visage, une déception profonde, tu t’imaginais te retrouver seule, au milieu de ce club bruyant, humide et sale. Et pourtant, elle t’avait enlacée de ses bras, te murmurant des mots doux à l’oreille, un souffle qui te rassurait, une étreinte qui te protégeait, t’étais pas seule non, tu ne l’étais plus. Elle s’était jetée avec toi dans la foule, lutant pour sortir de cet endroit beaucoup trop enfermé, étouffant. Dehors, l’air frais te caressait les joues au même rythme que les mains d’Eslie, glissant entre tes cheveux. Rien n’allait bien se passer. Elle tentait de te persuader que tout n’était pas perdu, elle essayait de te rassurer, de se rassurer. T’avais simplement plongé ton regard noyé de larmes dans le sien, tentant simplement de boire ses paroles, d’y croire, de lui faire confiance. Mais un certain goût d’amertume te donnait des haut-le-cœur, un dégoût profond de toi-même, une haine envers cette fragilité qui te caractérisait bien. Ton corps frêle s’était retrouvé secoué par une nouvelle vague de sanglot, tu t’étais laissé aller en arrière, titubant jusqu’à ce que ton dos percute un mur. T’avais levé le visage au ciel, observant les étoiles pétillantes sur le voile noir qui s’était étalé au-dessus de la ville, pinçant tes lèvres pour retenir ces perles salées qui s’arrachaient à tes yeux. « Je suis désolée Elsie. » T’avais reposé ton regard sur le sol dégueulasse, fermant tes paupières aussi fort que ton corps le permettait, espérant t’échapper de ce cauchemar d’une façon ou d’une autre. Tu t’étais laissé glisser le long du mur glacée, portant tes mains maigrichonnes à ton visage pour cacher ta mine pitoyable. « J’aurais pas dû venir ici t’emmerder. » T’avais soufflé ses mots entre tes doigts dans un ton déchiré par de nouveaux sanglots avant de laisser retomber tes bras, posant tes coudes sur tes genoux. Accroupie, t’avais l’air d’une loque, d’une pauvre fille perdue, complètement brisée. Tu frottais tes mains, observant le mouvement, silencieuse. « J’suis dans la merde, Elsie, ça recommence. » Tu n’avais pu t’empêcher de laisser échapper un hoquet de tristesse, détournant le regard et ton visage de la jolie brune avant de te relever doucement, instaurant une certaine distance entre vous deux. « J’aurais vraiment pas dû venir ici, j’suis désolée, je voulais pas que tu vois ça, c’était égoïste de ma part. » Tu t’étais finalement approché d’elle rapidement, l’enlaçant de tes bras, la serrant contre toi avant de te reculer, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, ravalant tes larmes. « Tu devrais rentrer, il y a des mecs pas nets qui nous regardent, j’aimerais pas qu’il t’arrive un truc à cause de moi. »
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