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 (Sally) Our hearts are like firestones...

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Ashley Bradbery

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Messages : 12
Date d'inscription : 14/08/2015

MessageSujet: (Sally) Our hearts are like firestones...   Sam 22 Aoû - 3:36

Take me up, take me higher…
Ashley & Sally
You’re a fire, I’m the dark in need of light. When we touch, you inspire, feel the change in me tonight. We can dance in desire, or we can burn in love tonight… ▬ Kygo

Le réveil dans une torpeur infâme, la peur dans l’âme. Le corps que tu ne reconnais plus, parcouru par des sensations qui relèvent de l’intrus. C’est tout ce dont tu te rappelles. De brefs flashs d’une conscience traumatisante, d’un retour à la réalité que tu aurais préféré éviter. Le choc a été trop brutal, trop glacial. Ils l’ont trouvé, ce garçon qu’ils disent être toi. La tête qui saigne, la respiration en peine. Ils l’ont embarqué ici, ils ont tout fait pour sauver sa vie. Pour limiter l’effusion du carmin dans le cerveau. Puis, il n’y avait de place que pour de l’espoir. Rien n’est sûr. L’état végétatif peut durer plusieurs jours ou plusieurs années. Il peut durer pour toujours, et ça, ta pauvre mère ne l’aurait pas supporté. Ton frère non plus. Personne ne l’aurait enduré malgré tous les changements par lesquels tu es passé. Tu es toujours leur fils, son frère. Tu es toujours Ashley le parfait, qui passe par une phase de rébellion. Mais qui va en revenir, qui va se ressaisir. Néanmoins, maintenant que tu es là, étendu sur ton lit d’hôpital… Au gré des vagues de tes pensées, tu sais. Tu sais que jamais plus il ne refera surface, qu’il n’a plus sa place. Noyé par tes soins, par tes jeux de vilain. Noyé par lui, qui est allé trop loin. En ce moment, tu ne sais pas trop si tu lui en veux. Tu ne sais pas vraiment si tu veux te faire juge pour le condamner. C’est arrivé, c’est passé, tu es réveillé. Tu devrais peut-être oublier. Tu détestes le bruit des machines, tu as l’impression qu’elles t’observent.  Elles étaient le fil connecteur qui te reliait à la vie, et maintenant elles déterminent si tu es en danger. Pourtant, tu les regardes d’un œil mauvais. Tu aurais préféré qu’elles te laissent clamser. Ça aurait été mieux, tu aurais été libéré. Délesté de ce poids que ton existence s’est évertuée à placer sur tes épaules.  Tous ces jours qui passent et qui ne riment à rien. Seulement le garçon à la peau chocolat et aux yeux de charbon qui maltraite tes désirs et hante tes fantasmes. Tu t’accroches, tu le laisses t’habiter, s’infiltrer en toi comme un poison au goût sucré. Une drogue destructrice que tu ingères consciemment, malgré tous les risques que tu sais prendre à cause de cela. La cause même de ta venue ici, de ta présence dans cette prison dont tu ne saurais t’échapper.

C’est le démon. Le monstre qui t’enchaîne et qui t’entraîne.  Au loin, trop loin pour que tu puisses fuir. Pour que tu veuilles fuir. Tu t’es fait emporter par le raz-de-marée qu’il a engendré. Ton quotidien exemplaire, tranquille en était devenu bouleversé. Et pour cela, tu l’as haï. Tu as tant pleuré à cause de lui, tu as tant hurlé lorsqu’il t’ignorait. Jusqu’à ne plus vouloir de lui, au point d’en considérer le sortir de ton système. Mais tu es encore dans son étreinte, il est encore entre tes cuisses. Et tu es emporté dans une folle ronde, une obsession dont tu n’arrives pas à te détacher. Tu le détestes, tu l’aimes si mal. Pourtant, il te manque. Curieuse sensation que celle-ci. Toxine insidieuse qui persiste à s'infiltrer sous ta chair et qui remonte le long de tes veines pour y couler aussi sûrement que ton sang, et pour s’y mêler dans un mariage utopique. Ressac infernal, déferlante de passions qui te font frémir et des souvenirs qui ne te laissent pas de marbre. Ébranlé jusque dans tes os, ton corps se rappelant de la proximité et de la possession. Il te baise mais tu l’abhorres.  Et il est là. Au seuil de la porte. Tes rétines se collent à lui, impuissantes, incapables de se détourner. Beau, tellement beau. Et tu tombes amoureux encore, tu te fais parachutiste volontaire dans le précipice, sans penser à actionner ta salvation. "Qu’est ce que tu fais ici?" L’interrogation fuse, cruelle et dissonante dans l’atmosphère troublée uniquement par les bips de l’électrocardiogramme et autres futilités. Au fond de ton être, tu es tellement heureux de le voir, tellement soulagé qu’il soit venu s’enquérir sur ton état. Mais tu ne peux pas le montrer. Inflexible, il te faut lui faire comprendre qu’il a commis l’incartade de trop. Il te faut te rassasier de sa culpabilité. Enfin, s’il est bel et bien en mesure d’éprouver un pareil sentiment. "Viens-tu finir le travail, Sally? Ne m’as-tu donc pas assez amoché comme ça? Ou alors es-tu déçu que la mort n’ait pas pris le dessus sur la vie, et désires-tu y remédier?" Dans un langage qui vous est inconnu, inhabituel. Des mots qui sont incongrus, que tes cordes vocales avaient oublié. Et ce ton froid, indifférent, méchant qui remplace celui de la supplication que tu lui adresse généralement. Tu ne lui parles plus comme il te l’a appris, comme tu as calqué à force de l’observer avec cette fascination maladive. Il doit le mériter. Il doit se faire pardonner.



© Gasmask
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Sally Duncan

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MessageSujet: Re: (Sally) Our hearts are like firestones...   Mer 2 Sep - 8:33

Quelques larmes de sang qui tombent à même le sol. Comme scindé en deux, tu ne reconnais pas l'image qui se reflète dans le miroir lorsque tu y plonges tes yeux. Le corps déchiré, le cœur en miette. T'as des poches si grandes sous les yeux qu'elles pourraient contenir l'océan de tes larmes sans céder sous leur poids. Mais tu n'en fais rien, tu n'es pas ce genre d'homme. Incapable d'aimer, incapable d'éprouver la moindre émotion, tu te fixes comme noyé dans l'indifférence la plus totale. Et pourtant cette voix, cette incessante mélodie qui chante tes remords et berce ton esprit, au loin, au coin. Tu te fais violence pour la taire, tu te fais violence pour l'oublier. Elle se rappelle à toi comme une douce litanie. Tu suintes de tous les pores, tes muscles tremblent, tes lèvres s'entre-ouvrent. Tu ne reconnais pas l'image qui se reflète dans la glace, ni même le visage que tu y aperçois. Le visage terne, le regard vide et les iris voilés par une étrange mélancolie. Tu serres le poing, tu frappes et la vitre se brise. enflure !

Dehors le ciel pleure, les nuages sont bas. Ton regard qui fixe un point dans le vide, haut devant toi. Hors de question de te soumettre à la situation, tu restes seul maître de tes émotions qui s'emmêlent, se déchainent, t'entraînent et menacent de faire céder les barrages que tu as si longtemps cherché à ériger. Ta main droite qui masse ta main gauche, le sang qui sèche sur tes phalanges et la délicieuse sensation de douleur qui brûle tes veines lorsque tes doigts effleurent les écorchures. Rictus sournois, rictus malin. La douleur te fait vivre, la douleur te ramène à la réalité. Et tes pieds qui continuent d'avancer sans que tu ne puisses formater leur direction... le vent t'emporte, la pluie balaie tes cheveux et roulent en grosses gouttes sur ton visage. L'eau meurt au creux de tes lèvres, une larme en profite peut-être pour s'échapper mais tu n'y concèdes pas. Tu es fort, tu es un homme, tu es l'homme, comme tu l'as toujours été. Alors ta main gauche va chercher du repos au creux de la poche de ta veste entre-ouverte tandis que les doigts de ta main droite viennent caresser avec délicatesse le papier roulé dans l'autre poche. Rictus sévère, lorsque s'approche de tes lèvres les clés du paradis. Tu t'arrêtes un instant, sans te soucier du regard qu'on pose sur toi, inquisiteur et accusateur. Tu fais fi du monde autour pour cramer le tabac dans la feuille... toxine et herbe, onctueux mélange ! Et ton esprit qui s'évade à la première bouffée, ton cœur qui reprend sa course à la seconde et tes jambes qui se font plus légères à la troisième. Savoureux, délicieux, tes yeux fixent un point plus haut dans le vide laissant les perles du ciel s'accrocher à tes cils tandis que, du bout des doigts, tu portes à tes lèvres l'explosif qui dynamite ton cœur à chaque bouffée.

Les couloirs de l'hopital, leur blanc immaculé et leur tristesse apparente. La douleur qui se dégage des lieux comme un nuage de fumée opaque et acre. Tu craches ta salive dans le cendar' à l'extérieur, y écrase le mégot et franchis les portes automatiques. Tu ne concèdes aucun signe amical à la réceptionniste et poursuis ta route. Ils savent qui tu es, pourquoi tu viens... ils le savent car, rituel torturant, tu viens ici quatre fois par semaine. Les yeux rivés sur le sol, tu enfiles tes deux mains dans les poches de ta jaquette tandis que, d'une accoutumance douloureuse, tu poursuis ton chemin. Tu le connais par coeur ; d'abord, tu tournes à droite, puis, tu avances sur une dizaine de mètres. Tu rejoins l'ascenseur en silence, tu presses l'interrupteur et, au milieu de la foule, tu attends que les portes s'ouvrent. Tu comptes les étages, tu regardes les gens sortir. Premier, second, troisième, quatrième et puis, le cinquième. Tu quittes les lieux, tu tournes à gauche. Tu continues ta lancée sur une vingtaine de mètres puis tu tournes à droite. Les mains dans les poches, le regard biaisé, tu poursuis sur dix mètres, tu tournes à gauche encore, tu évites les patients qui se promènent et, routine oblige, tu te présentes à l'infirmière et la laisse te guider jusqu'à la chambre. Le discours jamais ne change, mais aujourd'hui, le ciel pleure, la dame sourit, tu trembles. Elle t'annonce qu'il s'est réveillé, catatonie finie, léthargie oubliée. Tu ne sais pas comment réagir, maladroitement, tu esquisses une grimace qui essaie de se muer en sourire sans grand succès. Tu la remercies d'un signe de tête lorsqu'elle t'indique du regard la porte, ton coeur saigne...

Quelques larmes de sang qui tombent à même le sol, et ta main qui se promène sur la poignée. L'hésitation qui te gagne, et les barrages qui cèdent sous la pression. Tu ravales avec peine, l'herbe se dissipe et ton esprit redevient clair. Tu chatouilles de ta main gauche la feuille roulée dans la poche et, l'espace d'un instant, tuerait pour pouvoir la porter à tes lèvres et plonger dans le pays des merveilles. Mais tu ne recules pas, tu n'es pas ce genre d'homme. Tu acceptes ton sort, comme tu l'as toujours accepté. Et délicatement, tu tournes la poignée, tu pousses la porte en bois et avances. Il lui faut un instant pour te remarquer, alors vos yeux se croisent et quelque chose en toi se brise. Tu ne trahis ta peine sous aucun prétexte, tu restes fier et fort comme le coq alors que, de sa voix mal réveillée, il t'accuse. Malin, tu reprends ton rôle de maître et avance, les mains dans les poches. Tes yeux ne le quittent pas alors que tes lèvres s'entre-ouvrent. "Crois moi, Ashley. Si je tenais tant que ça à finir le travail, nous n'aurions même pas l'occasion d'avoir cette discussion." tu ne te montres pas tendre, tu ne le seras jamais. Il a accepté de sombrer en même temps que toi, il t'a suivi sans que tu ne l'y contraignes. Mais la culpabilité est là, et ce sentiment dégueulasse saigne à blanc ton coeur qui cesse de battre à l'instant même où tes pas t'entraînent jusqu'à son lit. Le son des machines, son visage défait et sa mine fatiguée. Tu déglutis, mais tu fais front. "T'as pas l'air au top." ignominie, idiotie. Tu souris, narquois, tel un prédateur et tu sors de ta poche gauche le joint que tu lui tends, d'une main rougie par le sang séché. "T'en veux, ça devrait te détendre un peu." tu hausses un sourcil par défi, mais dans l'fond, tu l'aimes Ashley. T'as juste trop de fierté pour l'admettre, parce qu'aimer, c'est trop douloureux.

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