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 Ash (+) Only street lights notice me

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Ashley Bradbery

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Messages : 12
Date d'inscription : 14/08/2015

MessageSujet: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 12:42


-{ Ashley Bradbery }-
WATCH ME FALL APART, AND I’LL BE YOURS TO KEEP.
- Kevin Flamme + ©tumblr


NOM PRENOM: Dans l’état du Tennessee, ton nom de famille n’est pas ce qu’il y a de plus rare. La banalité de celui-ci s’est sûrement projetée sur ta personne d’ailleurs. Ou peut-être ne te cherches-tu que des excuses pour la justifier inlassablement. Né Bradbery, tu mourras en portant ce nom que tu ne chercheras pas à perpétuer de ton côté. Quant au prénom, c’est celui d’Ashley. Tu n’en as que faire que le reste se moque de toi pour ça. S’ils veulent le raccourcir pour ne pas se sentir gênés, qu’ils fassent. Tu ne l’aimes pas spécialement, mais tu ne perds pas de temps à le haïr alors qu’il est tien.
AGE: Gamin de dix-neuf ans, tu ne sais encore rien de la vie, à part qu’elle n’est pas facile. Sans pour autant être né avec une cuillère d’argent dans la bouche, le cordon ombilical est toujours intact et tu as été gardé contre le sein de ta mère pendant beaucoup trop longtemps. Ton père n’a jamais été trop d’accord, mais il n’a jamais rien dit non plus.
DATE DE NAISSANCE/LIEU: Né ici, dans ce Mount Juliet ennuyeux, où les gens se ressemblent tous. C’est en un vingt-six mars que tu t’es insinué hors de tes cuisses de ta génitrice.
ORIGINE(S)/NATIONALITÉ: Les parents viennent du même lieu, une lignée perpétuée pendant plusieurs générations. Un Bradbery de plus, quelle importance quand il y en a autant dans les environs? Tu es un américain, rien d’autre qui soit original ou hors du commun.
MÉTIER/ETUDES: Tu étais destiné à de grandes choses. Élève studieux, irréprochable, persuadé que l’on obtient tout ce que l’on veut en bossant pour, tu gravissais les échelons scolaires avec une aisance que l’on t’enviait. Mais au bout d’un moment, tu as dégringolé dans les escaliers de ta déchéance. Tu l’as trop regardé, et ça t’a fait trébucher. Tu l’as trop contemplé, alors tu as voulu le rejoindre dans les bas-fonds. Paumé, sans but, tu squattes chez tes parents. Ils croient à la mauvaise passe, attendent que tu reprennes tes esprits. Mais tu t’éloignes de plus en plus, et ils s’affolent exponentiellement. Tu ne sais rien faire, à part étudier. Quand on grandit avec une mère comme la tienne, on ne sait même pas lacer ses chaussures.
SITUATION FINANCIÈRE: Décente. Papa est là pour aider son fils. Maman est là pour lui dire que tu as toujours besoin de lui.
SITUATION AMOUREUSE: Le myocarde ravagé par un feu qui ne peut être éteint. Les rétines qui ne voient plus que lui, le cerveau qui ne pense plus qu’à lui, le corps qui ne réclame plus que lui. Des marques sur ta peau fustigée, que tu acceptes car tu es persuadé que les choses redeviendront comme au début. Tu es son ombre, son chien, tu es à lui mais il n’est pas à toi.
SITUATION FAMILIALE: Relation conflictuelle avec le paternel, rien de bien méchant, l’habituel complexe d’Œdipe. Tu as toujours estimé qu’il ne méritait pas ta mère douce et aimante, lui qui n’est qu’un enfoiré égoïste et matérialiste, qui la trompe à chaque fois. Tu l’as déjà surpris au téléphone avec ses putes, mais tu n’as jamais rien répété à ta maman, elle aurait trop de peine. Maintenant, c’est toi qui fais l’imbécile, qui est la cause de ses larmes à trop frayer avec ton rêve et ton cauchemar. Tu l’aimes beaucoup, ta maman, mais tu lui en veux. Tu lui en veux d’avoir fait de toi la tapette que tu es. A trop de te protéger, tu es un petit poussin dans une basse-cour où les coqs n’arrêtent pas de te bousculer. Tu es le naïf dans un monde cruel. Et c’est quelque chose qui est tellement incrusté en toi, malgré tout ton acharnement pour t’en délester. Alors, tu te venges. Il y a aussi ce petit frère que tu as, qui te juge du haut de ses seize ans, qui ne sait pas ce qui est arrivé à son fraternel doux et gentil. Il n’arrête pas d’essayer de se rapprocher, de regagner votre complicité. Il t’a calqué durant toute ta vie, aimant ce que tu aimes, ayant les mêmes goûts, mais là il se retrouve dépassé et il ne sait plus comment renouer avec toi.
DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ETES-VOUS A MT JULIET: Depuis toujours, mais tu espères ne pas y connaître le trépas.
GROUPE WE WILL BE REMEMBERED.
QUALITÉS/DÉFAUTS: Tu es une sorte de vase fragile, que l’on peut aisément briser en mille morceaux. Et puis, ceux-ci se retrouvent éparpillés en une sorte de puzzle cauchemardesque, qu’il est impossible de remettre en place. Tu n’as pas toujours été comme ça, cassé, déglingué. C’est à cause de lui. De tes émotions. De tes sentiments. Tu as toujours été un éternel sensible, oui. De ceux qui pleurent devant des films d’amour ou des dessins animés où le héros commet un sacrifice immense. Il t’a suffi de tomber amoureux du salopard qui bouleverse tes nuits pour le suivre sans hésiter. Un petit chiot bien dressé, qui subit son influence sans broncher. Tu es extrêmement naïf, à penser qu’il t’aime en retour. Mais ça, ce n’est pas nouveau, après tout, tu les as bien crus, ceux qui t’ont dit que la taille ne compte pas. Tu aimes bien croire que tout est beau autour de toi, que les oiseaux gazouillent en tous lieux. Mais tu en as vu des paysages, très moches, très sordides. Pourtant, tu t’accroches à l’espoir comme quoi tout deviendra meilleurs dans ton idéalisme intact à toutes épreuves. Tu estimes que toute personne mérite du respect, et pour cela tu es poli, tu uses de jolies formules, même si parfois ce n’est pas forcément elles que tu penses. Il faut dire que même si ta langue ment rarement, elle le fait bien quand elle s’y met et quand les circonstances t’y obligent. Tu es la lune, changeante, mystérieuse. Tu changes d’humeur comme certains changent de sous-vêtements, et tu peux passer du nord au sud en quelques secondes. La transition fait toujours peur, tellement elle est soudaine. Tu es très déstabilisant, comme petit garçon qui ne fait pas du tout ses vingt ans et à qui on en donne dix-sept tout au plus. Par contre, quand on t’entend parler, on voit la maturité de l’érudit, avec ta logique froide et implacable. Déterminé, tu ne lâches pas l’affaire, tu es un têtu qui est très difficile à convaincre mais qui reconnaît ses torts lorsqu’il en commet. Tu as une parfaite capacité d’adaptation, il ne t’a pas fallu longtemps pour obtenir le langage des rues, celui qu’il aime bien entendre chez toi. Tu te dis que tant que ça l’excite, ça en vaut la peine. Puis c’est tellement sexy quand c’est lui, tu fonds quoi. Ta curiosité te met souvent dans l’embarras, tu es touche-à-tout, tu aimes tout savoir, tout découvrir, tu ne supportes pas les zones d’ombre que tu ne cesses jamais d’essayer d’éclaircir. Tu es rarement gêné, tu assumes tout ce que tu fais, tu ne te caches pas derrière des prétextes ou de fausses excuses. Rien ne te détourne de tes objectifs, tu as de l’ambition à revendre mais elle disparaît peu à peu dans les abysses de ton obsession. Enfin, en amour comme en amitié, tu es de ces loyaux sujets qui ne trahissent jamais, même s’ils sont eux-mêmes trahis.

That you’ll come in with the rain.
Tu es la contradiction absolue. La banalité dans la complexité. La simplicité dans la difficulté. ~ Tu es un fan incontesté des Disney. Ils arrivent toujours à t’arracher des larmes de tristesse, et tes préférés sont La petite sirène et Pocahontas. ~ Tu adores le chocolat. Il suffit que tu aperçoives un paquet pour que tu sois tenté de le bouffer en entier, sans penser à partager avec quelqu’un d’autre. ~ Il t’arrive de sucer ton pouce quand tu dors, à ton âge. ~ Tu as un petit pénis. C’est très difficile pour toi de l’admettre ou de le montrer. Les rares personnes avec qui tu as couché s’en foutaient un peu, et ils essayaient de te rassurer mais la première fois qu’on s’est moqué de toi, ça t’a traumatisé. Tu as toujours su, au fond, que la nature ne t’avait pas bien doté de ce côté-là. ~ Tu adores lire, de tout. C’est l’un de tes passe-temps favoris. ~ Tu es extrêmement sensible à la douleur. Tu ne la supportes pas, et tu pleurniches pour un rien. Même quand tu t’envoies en l’air, quoi. Tu résistes tant que tu peux, mais tes sanglots finissent par paraître comme des gémissements de plaisir. Ce qu’ils deviennent, une fois la souffrance qui passe. ~ Pour ton petit-déjeuner, tu prends des céréales avec du lait. Depuis tes quatre ans, tu n’as jamais changé d’habitude. ~ Tu aimes beaucoup la musique, elle te permet de t’évader. Les écouteurs vissés à l’oreille sont importants parfois, pour ton sommeil. ~ Tu souffres de claustrophobie. Les endroits étroits, où tu peines à respirer, très peu pour toi. ~ Tu n’aimes pas la viande. Mais à cause de ton corps frêle, de tes carences, tu es oblige d’en consommer. ~ Tu es un maniaque de l’ordre et de la propreté. Mais ça, c’était avant vu les endroits où tu traînes maintenant. Il t’arrive toujours de tiquer néanmoins lorsqu’il y a le bordel dans ta chambre. ~ Tu es un grand romantique au fond. Tu aimerais qu’un jour, tu sois invité à dîner ou qu’on te séduise avant de te foutre dans un lit. Mais ce n’est pas avec Sally que tu auras ça. ~ Tu as beaucoup changé à cause de lui. Et puis, à cause du coma, tu as subi un énième changement à nouveau. ~ Tu as récemment acquis la mauvaise habitude de fumer. Ça te calme, cette douce fumée qui caresse tes poumons avec son venin. ~ Tu tiens un journal intime. Que tu caches aux yeux de tous. Aucun regard indiscret ne s’y attarde. ~ Tu tiens beaucoup à ton intimité d’ailleurs. Même ton PC est protégé par un mot de passe. ~ Tu as toujours senti que tu étais destiné pour de grandes choses. C’est une sorte de complexe de supériorité dont tu n’as jamais compris les origines. ~ Tu aimes danser. C’est une activité à laquelle tu t’adonnes en privé, tout seul. Un peu de musique, et ton corps se déhanche. ~ Tu as des troubles obsessionnels compulsifs. Du genre compter jusqu’à 63 ou monter les marches deux par deux. Ils ne ressurgissent que très rarement, dans des moments de stress absolu. ~ Tu es extrêmement frileux. Le froid, tu détestes ça.

On a history book page It was the end of a decade But the start of an age
Enfant de la lune, mes réflexions se font encore plus acharnées lorsqu’il fait nuit noire dehors. Lorsque les étoiles caressent le ciel de leurs scintillements. Des étoiles qui sont peut-être déjà éteintes depuis le temps. Mon ennemi est le soleil. Cet astre qui me somme de quitter mon esprit torturé pour socialiser avec le commun des mortels. Je suis entouré. Tout le temps. Pourtant, je me sens horriblement seul. Personne n’arrive à me comprendre. Pas même moi.
Dans une demeure où l’amour a sa place, où une union a eu lieu de cela quelques mois, un enfant crie pour la première fois. C’est toi, Ashley. Celui qui va bouleverser les cœurs, qui va attiser les rancœurs. Tu ne le sais pas encore, alors que les larmes de ta génitrice atterrissent sur ta peau douce qui ne connaître jamais la dureté du labeur. Ton papa est fier d’avoir un garçon, c’est ce dont il rêvait. Une fille, c’est bien. Mais une fille, c’est beaucoup de soucis. Au final, il aura les deux en même temps. Un garçon avec un comportement de fillette. Ce n’est pas ta faute, c’est celle de Maman. Il faut toujours la blâmer. Parce que c’est vrai. Elle t’a bousillé. Pas une seule once de virilité en toi. Ton agressivité, ta force de caractère, occasionnelles, paraissent tellement factices lorsqu’il y a cette apparence impeccable, ces cheveux domptés à la perfection. Et cette voix qui préfère murmurer des mots doux que des vilaines paroles.

Je suis un mystère que l’on ne peut résoudre. Avec lequel on doit vivre en attendant une découverte miracle. Résignés, ceux qui sont en orbite autour de ma planète vivent avec mes sautes d’humeur. Ils s’habituent à ma complication. Parfois, ça leur paraît tellement insurmontable, tellement obscur qu’ils ne s’y aventurent plus et qu’ils abandonnent. Parfois, des larmes de frustration apparaissent car je compte pour eux et qu’ils ne sentent pas que c’est mutuel. C’est pourtant le cas. Il y a des gens que j'aime de tout mon cœur. Mais pas tout le temps. Vite, je me lasse. Vite, je vais voir ailleurs. Je bouge tout le temps, incapable de rester immobile. Mes émotions sont imprévisibles, et les blessures s’accumulent autant de mon côté que de celui des autres.
Il t’arrive d’ouvrir grand la fenêtre de ta chambre. La nuit est silencieuse, à trois heures du matin. Il y a des grillons, des criquets, des ronflements. Mais rien d’autre. Pas de gens qui parlent, pas de gens qui te cassent la tête. Pas de gens qui s’écrient à quel point tu es merveilleux. Pas de femme qui vient te prendre contre elle et qui te répète que tu es sa bénédiction, sa récompense pour avoir été une femme aussi pieuse. Il y a juste toi et la dame de la nuit. Celle qui parfois se fait désirer, et n’apparaît pas dans le ciel. D’autres fois, elle daigne t’honorer avec sa présence, t’accorder un peu d’importance. Tu lui parles parfois. Tu lui racontes à quel point tu aimerais jouer avec les voyous. Que tu aimerais qu’on ne pense pas que tu es bizarre parce que tu lis pendant la récréation au lieu de jouer avec les autres. Que tu aimerais ne pas pleurer lorsque tu reçois un coup, aussi faible soit-il. Que c’est insupportable d’être le chouchou de la maîtresse parce que les autres élèves n’arrêtent pas de te jeter des regards noirs et envieux.

Je suis dangereux, pour moi-même et pour le reste de l’humanité. Je suis un monstre de complexité, qui se délecte de voir les autres souffrir pour lui à certains moments mais qui se sent horriblement mal à d’autres. Telle la marée, je monte, je descends. Je me grise, je m'égare. Je m'aime, je me déteste de tout mon cœur, de tout mon être. Chaque respiration que je prends, je voudrais qu’elle soit la dernière pour que le calvaire s’arrête, mais sans pour autant mettre fin à mon existence par mes propres moyens en prenant les devants. Je suis trop lâche pour ça. Je ne suis pas tout seul dans les méandres de mon imaginaire. Il y en a plein d’autres, un peu comme moi, trop différents de moi. Je suis beaucoup d’individus en un, mais il y a un point commun qui nous réunit tous : nous sommes destructeurs. Nous sommes poison qui contamine tout ce qu’il touche. Ils ne comprendront jamais la leçon, ils deviennent trop accro à moi, à nous, puis ils s’imaginent que je suis leur meilleur ami, que tout ira bien. Sauf que ce n’est jamais le cas.
Il essaie de regarder ta copie, ce bouffon. Pourtant, l’examen est facile, trop facile. Tu l’as fini en une demi-heure alors que les autres n’ont pas encore fini la première question. Es-tu un surdoué? Dois-tu être ailleurs? Tu as toujours ressenti ce besoin impérieux de voyager au loin. Tu n’as pas l’impression d’être chez toi, parmi les tiens. Tu voudrais être ailleurs, mais tu ne peux pas quitter Maman. Elle serait trop triste, elle hurlerait de rage. Et puis tu n’as que quinze ans. Tu ne peux pas encore voler de tes propres ailes. Le problème, c’est que même à vingt-cinq, tu en serais incapable. Tu ne sais rien faire. Tu es inutile, gênant. L’heure de rendre les copies a sonné. Tu étais trop perdu dans les méandres de ton esprit. L’autre a eu le temps de tout copier, la maîtresse est aveugle. Peut-être a-t-elle besoin d’aide. Il sort, tout content. Il a tout copié de l’intello, du premier de la classe. C’est toi dont il parle, tiens. Mais tu hallucines. Il est en train de t’insulter. Ce n’est pas très gentil, ça. Oui, elle a définitivement besoin d’aide. Il n’y a plus que toi et Madame Pope. Tu trembles, tu t’approches. C’est excitant. Elle te sourit. "Madame…" Elle te regarde, elle t’encourage avec son coup d’œil bienveillant. Tu n’en as pas besoin, tu sais déjà ce que tu vas faire. "Il a copié. Justin a copié de ma feuille." Advienne que pourra. Puis une dernière précaution, devant l’air étonné de l’enseignante. "S’il vous plaît… S’il sait que je vous l’ai dit, il me tuerait." Et puis l’empereur quitte sa demeure. Tu abandonnes ton trône dans cet endroit pour qui tu es trop bon.

Tôt ou tard, je les anéantis avec mon impassibilité, avec mon manque de réaction. Je leur parle tous les jours, puis j'arrête brusquement, sans crier gare. Les ravageant sans répit par mon absence pesante. Je suis le loup qui dévore leurs entrailles, qui prend un plaisir fou à assouvir la faim de chair qui le martyrise durant des heures.
J'étouffe. Dans ma peau, dans mon corps. Je ne me sens pas bien, je ne me sens jamais bien. Victime de mes propres bêtises, je laisse mon égo me guider aveuglément, sans jamais lui dire non, sans jamais le trahir. C’est à moi-même et à mes désirs ridicules que je tourne le dos. Imbécile sans nom. Je suis la faiblesse incarnée, tout le monde me croit fort pourtant. La façade est là, présente.

Pour réussir, il suffit de travailler. Ce sont là des discours que te sert le paternel depuis que tu es en mesure de les comprendre. Et tu le fais, hein. Tu n’arrêtes pas de bosser. C’est tout ce que tu fais. Et quand tu es trop fatigué, tu lis. Quand tu n’en as pas envie, tu regardes des mangas, des dessins animés. Tu n’es pas du genre à sortir avec tes amis. Tu leurs parles au lycée, mais ça s’arrête là. Tu préfères l’intimité de ta chambre. Ça ne sert à rien d’aller au cinéma quand tu peux avoir les films que tu veux en DVD. Ça ne sert à rien le sport, car ce n’est pas ça qui va te mener vers le succès. Ça ne sert à rien de parler des rumeurs qui tournent autour des gens, ce n’est là qu’une perte d’un temps que tu pourrais exploiter à mieux. Au fond, ta logique est froide, implacable. Ta banalité est effroyable. Tu te diriges vers une existence régie par une quantité de travail que tu exècres.

Je me pose pas mal de questions. À propos de ce Dieu dont tout le monde parle. À propos de l'univers. À propos du hasard, des chances inégales. À propos de la justice qui n'existe pas vraiment. Le doute me submerge. Je me surprends à ne plus aimer les gens, et ça me paraît assez critique. Désormais, je n'aime plus personne, pourtant ceux qui m'aimaient auparavant n'ont pas arrêté. J'ai l'impression que je me déconnecte petit à petit du monde. Ou plutôt de l'humanité. Je ne sais plus ce que je veux, ce à quoi j'aspire, ce que je recherche inlassablement. J'ai peur d'avoir perdu la flamme qui scintillait en moi. Que les gens me méprisent, que les gens m'admirent, quelle différence. Ça ne me fait ni chaud ni froid. Quand quelqu'un me fera quelque chose de mal, la seule chose qu'il tirera de moi, c'est un : "C'est nul". Pas de rancune, pas de pardon à accorder. Tant pis. Quand quelqu'un me rendra service, la seule chose qu'il tirera de moi, c'est un : "Merci, t'es cool." Manque de sensibilité. Émotions asphyxiées. Surplus d'égoïsme.
"Tu ne tireras rien de moi." Tes prunelles s’enflamment d’une colère qui ne peut être confinée. Mais il est sourd, ou quoi? Tu ne baises pas avec les clodos. Et pourtant, il n’arrête pas. Il se croit tout permis, roi du monde, gouverneur de l’univers. Tu lui résistes. Il est sexy, oui. Mais vous ne jouez pas dans la même cour. Et puis, c’est loin d’être ton genre. Tu préfères les mecs gentils, avec qui tu peux faire des câlins et qui te protégeront, qui te feront sentir en sécurité. Lui, il en serait incapable. Il tirerait son coup, puis il te laisserait tomber. Pourtant, il y a ce feu qu’il instaure au creux de tes reins. Il est un peu irrésistible, il faut dire. Mais tu es loin d’être stupide. Tu ne tomberas pas dans le piège. Ce n’est pas parce qu’il est couvert par une couche de sucre que l’arsenic n’est pas mortel. "Non mais, putain, dé-ga-ge." Tu essaies d’être vulgaire, mais tu n’y mets pas le ton qu’il faut. L’exaspération n’est pas suffisante pour les individus comme lui. Tôt ou tard, il finit par te plaquer contre un mur. Son goût est terrifiant. Comme une pincée de sel sur une blessure grande ouverte. Une douleur addictive, des dents qui mordent ta chair. Rien qu’au premier baiser, tu es devenu accro.

Je baisse dans ma propre estime. Mais au fond, je me sens bien avec moi-même. Pour une fois. Si ça me dérange si je suis comme ça? Je ne sais pas si je veux les ressentir à nouveau, ces choses, ces émotions, ces sentiments. Je suis dans mon propre monde. Et mon monde n'a plus de limites. Parfois, on me demande ce qu’il me manque. Quand on voit cet air distrait sur mon visage, quand on daigne remarquer qu’il y a quelque chose qui me turlupine. Des théories sans queue ni tête se profilent à l’horizon et quittent les bouches des attentionnés. Un amour récemment acquis ou perdu. Du stress vis-à-vis de mes études ou plus tard de mon travail. Des problèmes avec mes parents ou ma famille. Quand on me voit, on se dit qu’il y a quelque chose qui me tracasse, dont j'ai besoin éperdument. Personne n’arrive à mettre le doigt dessus avec exactitude. Pas même moi. Car la seule réponse qui me vient, c’est : Tout. Tout me manque.
"Non, je ne vais nulle part." Les yeux ronds comme des soucoupes, ils te regardent comme un ovni. Tu les offres une claque monumentale. C’est vrai que depuis quelques temps, tu es extrêmement distant. Et ils se demandent sans cesse si tu reviendras à tes esprits. C’est vrai que tu as pris une pause, que tu as décidé de reporter l’université pour l’an qui suit et étudier de ton côté. Mais ce choix était fait lorsque tu étais toujours Ashley le bosseur, Ashley le raisonnable, Ashley qui n’est pas fou de Sally. "Je sais que j’ai dit que j’irai en septembre prochain, mais j’ai changé d’avis, je reste ici." Ta mère avait accepté à contrecœur de t’envoyer au loin. Pour ton avenir, car elle ne pouvait s’y opposer. Et voilà que tu démolissais par toi-même le château de cartes que vous avez bâti ensemble. "Je ne comprends pas. Ça veut dire que tu vas à Nashville pour tes études?" Elle est tellement stupide, ta mère. Elle n’arrive pas à voir dans tes prunelles à quel point tu n’es plus son fils. Ou alors elle a juste peur de le voir. Alors, tu décides de l’assassiner. "Lâche-moi la grappe, tu veux? J’ai rien à branler dans une université à la con, je reste ici et je glande rien, j’apprendrai un truc vite fait pour de la tune puis voilà." Un nouveau langage pour leur faire comprendre qu’en fait, ils sont totalement dépassés.

Rien n'en vaut la peine. Absolument rien. Alors je trouve qu'être heureux, en fait, non seulement ça ne sert à rien, mais en plus ce n’est qu'une illusion. La joie, la peine, l'amour, l'amitié, tout est relatif, ce n'est rien, ça ne sert à rien. Cela ne sert qu'à combler un trou que l'on s'est créé nous-mêmes. Rien ne me paraît noir. Rien ne me paraît du tout. Il y a plein de questions et il n'y aura jamais de réponses. Et c'est tant mieux comme ça. Car ce n'est pas une question de comment je me sens, c'est une question que je ne me sens pas du tout. Le vide intersidéral, le néant, et je n'ai ni envie que ça empire ni envie que ça s'en aille, parce que c'est ça la vie. C'est rien.


PSEUDO/PRÉNOM pipelette. AGE: Le même âge qu’Ashley. RÉGION/PAYS: Maroc. OU AS-TU TROUVÉ LE FORUM ?: Bazzart. COMMENT LE TROUVES-TU ?: Il est très bien, et il donne envie. SCÉNARIO/INVENTÉ: Scénario beaucoup trop tentant. UN DERNIER PETIT MOT: SEXE. arg/
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Sally Duncan

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 13:15

Shocked Shocked le début de ta fiche
ta plume est formidable, pour ce que j'ai pu en lire déjà keurkeur siffle/

j'aime, j'aime, j'aime ! I love you keurkeur
tout est parfait, du choix de l'avatar au prénom, jusqu'à ce ton carrément détaché et distant que tu emploies pour parler de ton bonhomme
j'vais te stalker, m'laisse pas dans l'flou trop longtemps sinon je mourrais avant toi

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Lily Fields-Birns
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 13:21

oh c'est beau
excellent choix de scénario, et ce gif
bienvenue, et tu me donnes hâte d'en lire plus I love you

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mais il faut pas que tu désespères, perds
pas espoir, promis juré qu'on la vivra
notre putain de belle histoire
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 13:24

excellent choix de tout
t'es tellement parfait


bienvenue parmi nous et bon courage pour la suite de ta fiche, j'ai hâte d'en voir plus ! --/ Laughing
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Ashley Bradbery

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 13:35

Mais mais... Vous êtes trop cute, arrêtez, je suis gêné. Non en fait, continuez, j'aime ça.
Sally, je suis content que ça te plaise alors. Crying or Very sad Si tu utilises les bons arguments, je pourrai finir aujourd'hui, qui sait? --/
Lily, j'ai trouvé le gif très approprié et j'ai kiffé le mettre. keurkeur
Scotty, tu joues Arthur, ne parle pas de choix parfait. Je t'en ferai voir plus, alors.
En tous cas, merci à tous les trois, vos messages font palpiter mon petit cœur de joie.
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Sally Duncan

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 13:44

finis ta fiche aujourd'hui, p'tit gars !
(j'suis convainquant )

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 14:12

@Sally Duncan a écrit:
finis ta fiche aujourd'hui, p'tit gars !
(j'suis convainquant     )

FINIS TA FICHE AUJOURD'HUI
le début de ta fiche est juste génial, j'ai hâte de voir la suite réserve moi un lien. t'es trop parfait. bienvenue ici (et FINIS TA FICHE AUJOURD'HUI)
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 14:22

Bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 14:32

Quel choix de scénario parfait!
Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche. I love you

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 18:22

Ce choix de scénario.
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche. I love you

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--- big bad wolf.
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Ven 14 Aoû - 18:32

woa, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas vu ce monsieur sur les forums
bienvenue parmi nous, tu as déjà ton fanclub! --/ I love you
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Sam 15 Aoû - 12:33

aaah mais ce pseudo de foufou et puis ce scénario
bienvenu et bon courage pour la fin de ta fiche, même si ça semble aller vite
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Ashley Bradbery

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Sam 15 Aoû - 16:42

Sally, je ne crois pas que c'était suffisant. Je vais essayer de boucler ça aujourd'hui, par contre.
Tammy, t'es trop gentille. Crying or Very sad Bien sûr que tu as ta place dans tes liens, ma belle. I love you
Connor, oui je ne l'ai jamais vu personnellement alors que je l'ai repéré il y a longtemps et que je n'attendais qu'un personnage comme celui-ci pour le jouer. keurkeur
Merci beaucoup à tous pour l'accueil. Je vous fais des bisous à tous.
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Mae Wolfstone
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Dim 16 Aoû - 0:05

kevin, ça fait une éternité que je ne l'avais pas vu sur un forum
Bienvenue parmi nous I love you

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Ashley Bradbery

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Dim 16 Aoû - 19:38

Merci beaucoup.
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Sally Duncan

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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Lun 17 Aoû - 13:17

je te l'ai dit, déjà, mais je le répète
cette histoire est parfaite dans tous les sens du terme.
j'aime déjà Ashley sans avoir eu la chance d'évoluer avec toi en rp ! --/

je me chargerai de tes fesses plus tard, en attendant, j'demande ta validation parce que ta présentation scie carrément de la brique

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underco.
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Seth Golightly
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MessageSujet: Re: Ash (+) Only street lights notice me   Lun 17 Aoû - 17:41

Tu as une plume magnifique et comme Sally a donné son accord, je te valide, bon jeu parmi nous. I love you I love you

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